18-1
Ecrit le jeudi 30 Mars 2006, à 19:45. Trois cent troisième ticket.
Je deviens vieux.
Heureusement rien ne change
Ecrit le jeudi 23 Mars 2006, à 19:34. Trois cent deuxième ticket.
Edition : Un voyage scolaire m'a permis de voir qu'on ne doit pas généraliser. Il faut savoir garder son sang froid et identifier quels personnes sont à la bases des soucis et des pétages de cable. Pardon à tous ceux qui se seront sentis concernés.
J'aime l'ouverture d'esprit sud-auvergnate. J'étais heureux de croire qu'entre le Cantal et la Haute-Loire il y avait un fossé. Les apparences me laissaient penser que les altiligériens étaient moins bouchés que les cantaliens.
Mes amitiés à mes lecteurs de ces départements, mais ces départements sont à chier.
Habiter dans la Haute-Loire c'est lire dans le sourire amical des personnes que l'on croise des pensées d'un tout autre registre. C'est savoir que si une personne montre son accord vis-à-vis de nos opinions, c'est pour mieux nous poignarder une fois le dos tourné. Tout est basé ici sur l'apparence d'une grande ouverture d'esprit. Mais tout n'est qu'un mauvais décor en carton pour vieux western.
Voilà 7 mois que je suis ici et déjà les peintures s'écaillent et tombent. Vous affirmez que vous êtes pour le nouveau contrat et on parle de vous comme d'un facho qui votera FN. Vous osez vous accepter, vous-vous affirmez, les gens vous sourient car ils se le doivent mais craignent que votre présence ne les contaminent et les pousse dans le Pécher.
Je ne m'habituerai pas à cet état d'esprit. Heureusement qu'il y a certaines et certains qui ne me font pas sentir chaque jour un peu plus fort que je n'ai rien à faire ici.
Et dieu sait combien j'aurais préféré ne jamais refoutre les pieds dans cette putain d'Auvergne de merde.
Edit du 05/04/06 : Mais est-ce vraiment différent dans les autres régions ?
Empathie
Ecrit le mercredi 22 Mars 2006, à 22:07. Trois cent unième ticket.
Si, si, ré, si bémol ou dos plat, croches, rondes, crochets et capitaines, mesures et méduses, tempo, météo.
On mange quoi ce soir ?
Non continuer. Aspirer de l'air, j'étouffe.
Cent soixante yeux sont rivés sur moi. Ces quatre-vingts personnes scrutent chacun de mes mouvements, l'orientation de ma flûte, la danse de mes doigts, la tête que je fais.
Un, deux, trois, je reprends.
Si seulement je pouvais me sentir mal, casser la flûte ou ma pipe, partir pour de bon.
Presto en Sol Majeur.
Je haie Wanhal
Allegro moderato, adagio et Mario le plombier. ¿ Qu'est-ce que je fais là vraiment?
J'étouffe encore. J'aspire. Vu le regard de ma prof, le public vient de m'entendre suffoquer. Continuer, continuer encore.
Sol, sol Majeur, sol mineur, coup de grisou, si seulement.
Si seulement tout ceux qui me regardent souffrir sentaient ma douleur. Si mes parents pouvaient voir combien je déteste ce qu'ils me font faire... Aveuglés par leur fierté.
Continuer, bien se tenir.
Un abruti vient de me prendre en photo. Les longues lignes s'emmêlent sous mes yeux, les notes se brouillent, je ne comprends plus rien.
Fa sol fa sol, ton, ton, demi thon, sans les écailles ni les arêtes. Arêtes... Arrêter, partir au loin, s'évader.
Un autre s'amuse au premier rang avec un picolo. Il n'en a sans doute jamais vu de sa vie. Mon brave, joue bien avec l'instrument qui me torture, amuse toi de son mécanisme, souffle dedans pour l'essayer tant que je joues et me ridiculise, et enfonce le moi dans le coeur tant qu'il est temps.
Long épilogue
Ecrit le dimanche 19 Mars 2006, à 00:38. Trois centième ticket.
Je fais quelque pas, les larmes tentent encore une fois de venir, mais ce sont toujours ces mêmes larmes sèches. Comme je l'avais fait après les Poupées Russes, je m'assois sur le rebord d'une fontaine, pensif, perdu.
Des milliers de questions se bousculent dans ma tête sans que je sache vraiment ce qu'elles sont, ce qu'elles me demandent et s'il faut que j'y réponde.
Abattu.
Le vacarme de cette immense fontaine m'absorbe peu à peu. Toutes les réponses à nos questions sont dans l'eau avait dit le passeur à Siddhârta. Faut-il alors que je m'y jette, dans cette eau crasseuse où flottent bouteilles vides et mégots noyés ?
Mais le passeur avait-il vu ce film ? Avait-il en lui ce chaos taciturne ?
Seul le silence.
Seul le silence peut répondre à mes questions.
Et puis zut, comme c'est tarte ce que j'écris !
Pourquoi vouloir décrire cet état d'âme, pourquoi chercher à l'expliquer, à le comprendre ?
Je suis tout bonnement trop sensible pour aller voir certains films. Il devrait être clairement indiqué que ces films peuvent heurter les âmes les plus sensibles. Au-delà des boyaux qui giclent dans les airs, de simples histoires d'amour peuvent faire des ravages et toucher les profondeurs épargnés par le sanglant.
Paillettes, Chiens et travail
Ecrit le vendredi 17 Mars 2006, à 16:55. Deux cent quatre-vingt-dix-neuvième ticket.
Je sais, vous me détestez. Vous aviez caressé l'espoir de me voir revenir quotidiennement sur mes différentes péripéties suite aux nombreux tickets de février. Je suis persuadé que nombreux d'entre vous ne souhaitaient qu'une chose, que j'essaye l'huile de Jojoba sur mes cheveux ou que je vous offre de nouvelles fonctionnalités inutiles sur mon blog. Et bien non, mon quotidien fut tout autre ces derniers temps.
Pour éviter de nouveaux massacres capillaires, j'ai opté pour une solution simple mais qui n'est pas toujours évidente : aller chez le coiffeur. Ce fut simple et rapide, no more bouclette today. Ils ondulent librement sans pour autant faire de la choucroute ce qui est bien apaisant.
Mais c'est vrai que tout le monde s'en fiche, de l'état de mes cheveux, voilà pourquoi je ne vous raconterai pas le problème scientifique que me pose mon gel.
Découverte du problème scientifique.
En effet, celui ci présente d'adorables paillettes multicolores dans une pâte visqueuse d'un blanc tendant vers le gris. A la première vue, on dirait du pur jus d'homme quelque peu excentrique, mais sur les cheveux, il n'en est rien. En effet, les mystérieuses paillettes multicolores disparaissent comme par magie dès qu'elles rencontrent les cheveux. Au contraire, elles s'installent durablement dans les plis de la main.
Enoncé du problème scientifique : Comment ces paillettes disparaissent-elles sur les cheveux et non sur les mains ?
Quelles sont ces paillettes ?
(Pourquoi sont-elles dans ce produit ?)
J'imagine que la résolution de ce problème est semblable à celui des shampoing « Racines grasses, pointes sèches », où de petits agents microscopiques spécialisés et intelligents localisent les différentes zones d'action et s'y attaquent, alors. Il semblerait donc qu'on élève dans les laboratoires de Jacques Dessanges, des petites bestioles à qui on apprend à reconnaître l'extrémité du cheveu, et d'autres petites bestioles à qui on apprend à reconnaître la racine. Ça doit, au final, ne pas être plus compliqué que de dresser un chien à dévorer des enfants.
Plus sérieusement, mon occupation des derniers temps change de celle que j'avais à cette même époque l'an dernier. TPE, Bac de Français, Oraux divers et devoir maison donne du piment dans la vie de nous tous. Il n'est maintenant plus possible de s'ennuyer sans scrupules tant la charge de travail s'est décuplé.
Bon, au travail alors.