"Gloire aux mots, gloire a mes mots qui baisent mieux que le sexe de mon rival."
Amélie Nothomb.

18-1

Ecrit le jeudi 30 Mars 2006, à 19:45. Trois cent troisième ticket.

Je deviens vieux.

surpise  - Posté le 31/03/2006 à 21:03 :
Je reste persuader qu'un jour d'anniversaire et pareil qu'un autre jour : on a vieilli autant que la veille et autant que le lendemain : mais ce jour là tout le monde le remarque !!!! bonaniversaire chouchou... et ni pense pas trop... (k) a toi...
Rémy  - Posté le 31/03/2006 à 18:25 :
Je pense que j'ai oublié les haricots rouges :p
Pierre-Jean  - Posté le 30/03/2006 à 20:35 :
Faut-il dire joyeux anniversaire ?
 


Heureusement rien ne change

Ecrit le jeudi 23 Mars 2006, à 19:34. Trois cent deuxième ticket.

Edition : Un voyage scolaire m'a permis de voir qu'on ne doit pas généraliser. Il faut savoir garder son sang froid et identifier quels personnes sont à la bases des soucis et des pétages de cable. Pardon à tous ceux qui se seront sentis concernés.


J'aime l'ouverture d'esprit sud-auvergnate. J'étais heureux de croire qu'entre le Cantal et la Haute-Loire il y avait un fossé. Les apparences me laissaient penser que les altiligériens étaient moins bouchés que les cantaliens.
Mes amitiés à mes lecteurs de ces départements, mais ces départements sont à chier.

Habiter dans la Haute-Loire c'est lire dans le sourire amical des personnes que l'on croise des pensées d'un tout autre registre. C'est savoir que si une personne montre son accord vis-à-vis de nos opinions, c'est pour mieux nous poignarder une fois le dos tourné. Tout est basé ici sur l'apparence d'une grande ouverture d'esprit. Mais tout n'est qu'un mauvais décor en carton pour vieux western.

Voilà 7 mois que je suis ici et déjà les peintures s'écaillent et tombent. Vous affirmez que vous êtes pour le nouveau contrat et on parle de vous comme d'un facho qui votera FN. Vous osez vous accepter, vous-vous affirmez, les gens vous sourient car ils se le doivent mais craignent que votre présence ne les contaminent et les pousse dans le Pécher.

Je ne m'habituerai pas à cet état d'esprit. Heureusement qu'il y a certaines et certains qui ne me font pas sentir chaque jour un peu plus fort que je n'ai rien à faire ici.

Et dieu sait combien j'aurais préféré ne jamais refoutre les pieds dans cette putain d'Auvergne de merde.

Edit du 05/04/06 : Mais est-ce vraiment différent dans les autres régions ?

Pascail  - Posté le 04/04/2006 à 23:34 :
Je savais bien que ce ticket serait polémique. J'ai beaucoup hésité à le laisser après coup, puis j'ai laissé couler. C'est juste le récit de l'explosion d'une durite après une journée très mal vécue. Est-ce que je pense profondément chacune des attaques de ce ticket ? J'y suis allé fort. Certes. La légitimité de ce ticket sur ce blog se discute. Je sais à présent que j'aurais du le virer après avoir repris mon souffle. Il me reste plus qu'à le laisser ici en espérant que les personnes qu(...)
Un ponot, simplement  - Posté le 04/04/2006 à 22:29 :
Réaction d'un lecteur attentif. Le Puy en Velay, petite bourgade tranquille du sud de l'auvergne, suintant la religion, l'hypocrisie et la stupidité ?? Permet moi d'affirmer, cher rédacteur, ma plus profonde répulsion pour cette théorie stupide, émanant le plus souvent d'êtres peudo-supérieurs, qui sont selon moi, bien plus ancrés dans l'état d'esprit qu'il dénonce que ceux qu'ils tentent de mépriser à travers la formulation d'idées aussi pédantes. Si j'eus moi aussi à partager cette croya(...)
polin grocon, pono  - Posté le 04/04/2006 à 21:49 :
J'ai eu plusieurs réactions face à ce gros truc du nom d'article. D'abord j'ai eu la réaction intelligente, je méprise. Puis mon instinct qui me dit de combattre l'horrible stupidité de l'homme m'a poussé à faire ma goutte d'eau: ce commentaire qui j'espère sera publié. Tout d'abord, qui es-tu pour qualifier d'hypocrite ceux à qui tu sers la main chaque jour, à qui tu réponds, il me semble, poliment et c'est à ton honneur tout en les considérant comme des sous- hommes dans cette vomissure pse(...)
Gloubi  - Posté le 27/03/2006 à 00:14 :
Tout à fait. Ahhh, toujours ce complexe de supériorité, my god... Hé, c'est bon, en Haute Loire, en Bretagne, en Lorraine ou dans le Var, les gens sont tous pareils. Y'a pire, mon ami, y'a bien pire que le Puy en Velay !
surpise  - Posté le 26/03/2006 à 10:16 :
un jour il faudra que tu accepte d'etre heureux quelque part autre que la d'ou tu viens. T'es tu deja demandé si tu avais envir d'etre bien en Haute-Loire?Moi je pense que tu refuse d'accepter ce changement, que ta fierté ne te fera jamais accepter que le choix de demenager ici, au final, te conviens; que la ville, les gens, la vie ici ne te sont pas si detestables. Mais? qui suis je pour te juger comme ca? Peut etre quelqu'un qui a changé souvent de ville etant petite, qui a u 4 beaux-pere(...)
L  - Posté le 23/03/2006 à 21:38 :
T'es pas tombé dans un trou de concentré pur. S'il n'y avait que l'Auvergne.
 


Empathie

Ecrit le mercredi 22 Mars 2006, à 22:07. Trois cent unième ticket.

Si, si, ré, si bémol ou dos plat, croches, rondes, crochets et capitaines, mesures et méduses, tempo, météo.
On mange quoi ce soir ?
Non continuer. Aspirer de l'air, j'étouffe.
Cent soixante yeux sont rivés sur moi. Ces quatre-vingts personnes scrutent chacun de mes mouvements, l'orientation de ma flûte, la danse de mes doigts, la tête que je fais.
Un, deux, trois, je reprends.
Si seulement je pouvais me sentir mal, casser la flûte ou ma pipe, partir pour de bon.
Presto en Sol Majeur.
Je haie Wanhal
Allegro moderato, adagio et Mario le plombier. ¿ Qu'est-ce que je fais là vraiment?
J'étouffe encore. J'aspire. Vu le regard de ma prof, le public vient de m'entendre suffoquer. Continuer, continuer encore.
Sol, sol Majeur, sol mineur, coup de grisou, si seulement.
Si seulement tout ceux qui me regardent souffrir sentaient ma douleur. Si mes parents pouvaient voir combien je déteste ce qu'ils me font faire... Aveuglés par leur fierté.
Continuer, bien se tenir.
Un abruti vient de me prendre en photo. Les longues lignes s'emmêlent sous mes yeux, les notes se brouillent, je ne comprends plus rien.
Fa sol fa sol, ton, ton, demi thon, sans les écailles ni les arêtes. Arêtes... Arrêter, partir au loin, s'évader.
Un autre s'amuse au premier rang avec un picolo. Il n'en a sans doute jamais vu de sa vie. Mon brave, joue bien avec l'instrument qui me torture, amuse toi de son mécanisme, souffle dedans pour l'essayer tant que je joues et me ridiculise, et enfonce le moi dans le coeur tant qu'il est temps.

L  - Posté le 23/03/2006 à 21:36 :
Voir dedans. C'est exactement ça. Ca part comme cela. Exactement, dedans.
 


Long épilogue

Ecrit le dimanche 19 Mars 2006, à 00:38. Trois centième ticket.

Je fais quelque pas, les larmes tentent encore une fois de venir, mais ce sont toujours ces mêmes larmes sèches. Comme je l'avais fait après les Poupées Russes, je m'assois sur le rebord d'une fontaine, pensif, perdu.
Des milliers de questions se bousculent dans ma tête sans que je sache vraiment ce qu'elles sont, ce qu'elles me demandent et s'il faut que j'y réponde.

Abattu.

Le vacarme de cette immense fontaine m'absorbe peu à peu. Toutes les réponses à nos questions sont dans l'eau avait dit le passeur à Siddhârta. Faut-il alors que je m'y jette, dans cette eau crasseuse où flottent bouteilles vides et mégots noyés ?
Mais le passeur avait-il vu ce film ? Avait-il en lui ce chaos taciturne ?

Seul le silence.
Seul le silence peut répondre à mes questions.

Et puis zut, comme c'est tarte ce que j'écris !
Pourquoi vouloir décrire cet état d'âme, pourquoi chercher à l'expliquer, à le comprendre ?

Je suis tout bonnement trop sensible pour aller voir certains films. Il devrait être clairement indiqué que ces films peuvent heurter les âmes les plus sensibles. Au-delà des boyaux qui giclent dans les airs, de simples histoires d'amour peuvent faire des ravages et toucher les profondeurs épargnés par le sanglant.

L  - Posté le 19/03/2006 à 20:49 :
Sortir du cinéma, se faire aveugler par le soleil. Baigner dans une sorte de torpeur, sans trop savoir où l'on est. Répéter en tête des bouts de film, sans les lier, avoir l'impression qu'il manque quelque chose qui pourrait correspondre avec la réalité. Croiser des regards qui paraissent vides parce que le sien l'est. Ne pas se rendre compte où l'on marche, être totalement replié à l'intérieur. S'accroupir dans le tramway, et ne pas saisir que si les gens regardent de travers, c'est car les(...)
 


Paillettes, Chiens et travail

Ecrit le vendredi 17 Mars 2006, à 16:55. Deux cent quatre-vingt-dix-neuvième ticket.

Je sais, vous me détestez. Vous aviez caressé l'espoir de me voir revenir quotidiennement sur mes différentes péripéties suite aux nombreux tickets de février. Je suis persuadé que nombreux d'entre vous ne souhaitaient qu'une chose, que j'essaye l'huile de Jojoba sur mes cheveux ou que je vous offre de nouvelles fonctionnalités inutiles sur mon blog. Et bien non, mon quotidien fut tout autre ces derniers temps.

Pour éviter de nouveaux massacres capillaires, j'ai opté pour une solution simple mais qui n'est pas toujours évidente : aller chez le coiffeur. Ce fut simple et rapide, no more bouclette today. Ils ondulent librement sans pour autant faire de la choucroute ce qui est bien apaisant.
Mais c'est vrai que tout le monde s'en fiche, de l'état de mes cheveux, voilà pourquoi je ne vous raconterai pas le problème scientifique que me pose mon gel.

Découverte du problème scientifique.

En effet, celui ci présente d'adorables paillettes multicolores dans une pâte visqueuse d'un blanc tendant vers le gris. A la première vue, on dirait du pur jus d'homme quelque peu excentrique, mais sur les cheveux, il n'en est rien. En effet, les mystérieuses paillettes multicolores disparaissent comme par magie dès qu'elles rencontrent les cheveux. Au contraire, elles s'installent durablement dans les plis de la main.

Enoncé du problème scientifique : Comment ces paillettes disparaissent-elles sur les cheveux et non sur les mains ?
Quelles sont ces paillettes ?
(Pourquoi sont-elles dans ce produit ?)

J'imagine que la résolution de ce problème est semblable à celui des shampoing « Racines grasses, pointes sèches », où de petits agents microscopiques spécialisés et intelligents localisent les différentes zones d'action et s'y attaquent, alors. Il semblerait donc qu'on élève dans les laboratoires de Jacques Dessanges, des petites bestioles à qui on apprend à reconnaître l'extrémité du cheveu, et d'autres petites bestioles à qui on apprend à reconnaître la racine. Ça doit, au final, ne pas être plus compliqué que de dresser un chien à dévorer des enfants.

Plus sérieusement, mon occupation des derniers temps change de celle que j'avais à cette même époque l'an dernier. TPE, Bac de Français, Oraux divers et devoir maison donne du piment dans la vie de nous tous. Il n'est maintenant plus possible de s'ennuyer sans scrupules tant la charge de travail s'est décuplé.

Bon, au travail alors.