Pourquoi on est parti déjà ?
Mutation + Augmentation + Déménagement = simili-Prison ?
Ecrit le samedi 27 Aout 2005, à 21:45. Deux cent soixante et onzième ticket.
Maintenant que je connais Le Puy en Velay, je n'ai plus aucune raison d'en dire du mal, ni même d'en penser quoi que ce soit de négatif.
Désormais, si j'ai envi de m'assoire par terre dans les magasins ou de pleurer a chaude larme sur le trottoir, ce n'est plus à cause des pierres datés ou signés d'un quelconque évêque, mais seulement des personnes que je croise.
Je ne m'approfondirai en considérations sur le physique des personnes, même si le comité esthétique d'Amélie Nothomb (cf Pelpum) se fendrait joyeusement la poire en se baladant ici.
Ce qui me gêne vraiment c'est de constater qu'il y a énormément de jeunes qui suivent le mouvement pouffe. Concrètement, suivre le mouvement Pouffe, c'est s'habiller sans goût dans des couleurs flashe, souvent en blanc, ou encore en rose bonbon, avec des chaussures si possible monstrueuse et blanches brillantes. Si les habits peuvent mouler toutes les formes moulables, et si on a trouver d'énormes et d'immondes boucle d'oreilles pour ne pas aller avec l'ensemble, alors là c'est le pieds.
Pour ce qui est de monsieur pouffe, c'est l'immense sweater fonction sac de couchage intégré, pantalon de jogging laids, air rougeaud, barbe de deux jours aux endroits où elle pousse (.), la casquette blanche et les perles de sueurs sur le nez surtout quand on atteint les 27°C, record de l'été.
Un peu de dignité, Merde !
Mode démagogie ON.
Non pas que je veuille généraliser, toutes ces personnes ne sont pas bêtes. Juste par expérience, je peux affirmer que ce style vestimentaire et bien souvent le symptôme premier d'une personnalité bien trop peu profonde. Après, je ne peux pas dire autre choses, ni même citer des pourcentages de quelques sortes qu'ils soient. Non, je ne dois surtout pas dire qu'on se croirait dans un autre pays parce que marcher dans les ruelles revient à slalomer entre les groupes de personnes parlant « Une autre langue ». (Et éviter de percuter des présentoirs à livre, enfin eux, ils y sont pour rien dans l'histoire)
Mode Démagogie AUTO.
De par le fait que mon blog est publique, je ne dirai pas tout le mal que je pense d'ici. Je m'en tiendrai donc à exprimer le coté positif, qui est que je n'ai pas encore tout vu.
Et j'espère rencontrer des personnes de de mon âge avec qui je serai compatible.
Je prie pour trouver à Roche des personnes habillées avec goûts sans pour autant être griffé de toute part. Je ne veux donc pas non plus me retrouver avec un coq stérile exhibant ainsi la fortune parentale aux yeux pleins d'envi de la progéniture paysanne.
Des gentils, comme moi. Vous avez ça en stock ?
Au final, je me demande si je n'aurais pas plutôt du devenir ado certifié conforme quand j'en avais encore l'occasion. Cela m'aurait propulsé à des kilomètres de mes considérations esthétiques perpétuelles, et m'aurait rendu universelle.
Enfin, comme disent les vendeurs de Connexion, « Qui peut le plus, peut le moins. »
Baignoire : Mode d'emploi.
Découverte originale.
Ecrit le dimanche 21 Aout 2005, à 22:00. Deux cent soixante-dixième ticket.
Je suis dans ma baignoire, dans la nouvelle baignoire de mon nouvel appartement à Le Puy en Velay. L'eau coule, et la baignoire se remplie lentement, comme si j'allais prendre un bain. C'est justement ce que je suis en train de faire, je suis allongé dans cette baignoire bien grande comparée a l'exiguïté générale de l'appart. L'eau est juste à la température idéale, ni trop chaude, ni trop froide, je me sens bien au fond de ma cuve encore bien vide. Je réfléchis à toutes les bonnes choses que j'ai vécues, je me replonge dans certains moments passés à Oloron, à Mauriac, ou encore y'a plus longtemps à Montluçon. Je me sens incroyablement bien, nu, dans cet environnement blanc et très lumineux. J'étais bien quand j'étais petit, c'est un fait, même si en même temps tout n'a pas toujours été rose.
Je suis épuisé, je suis totalement vidé, j'en peu plus et je sais que c'est la fin. Et cette fin, je l'attends, et je l'espère depuis un sacré paquet de temps. Je sais que c'est la meilleure solution et je n'ai pas peur et je ne le regretterai pas.
Je ne regrette jamais.
L'eau continue sa progression lente et commence à affleurer mon menton. Tous les petits détails de la vie me reviennent alors en tête, la chaleur douce d'un rayon de soleil en printemps, le bruit des galets lorsqu'on marche sur la plage, la beauté de l'orage quand il éclate de toute ses force pas loin de nous, ou encore le goût pâteux du nutella mangé à la cuillère.
Enfin, l'eau dépasse la pointe de mon nez. Je ne regrette jamais. J'ouvre ma bouche. De l'eau s'y engouffre en même temps que des bulles d'air s'en échappent pour remonter à la surface. Je ne regrette jamais.
C'est alors que je prends une profonde inspiration, avalant par la bouche et le nez le plus d'eau possible. Mon corps, comme une autodéfense m'empêche d'en aspirer plus. Mes poumons se révoltent, je me met à tousser, et un réflexe de survis m'oblige à me cambrer et à sortir la tête de l'eau.
Au moment de sortir de l'eau, j'ouvre les yeux et je me retrouve en larme allongé sur mon lit, fixant le plafond blanc éclairé par une lumière pâle d'automne filtrée par mes volets mi-clos.
Cette nuit j'aurais au moins appris qu'il était vraiment dur de se noyer dans une baignoire.
Merci France Telecom
D'avoir permis à nos hommes ... hum ?
Ecrit le jeudi 18 Aout 2005, à 23:58. Deux cent soixante-neuvième ticket.
Je vous écris, et vous allez sans doute être très content pour moi, assis sur un tabouret Vache avec des roulettes, devant mon ordinateur fraîchement déballé, connecté par Wifi à une livebox à l'autre bout de la maison, elle-même relié à l'adsl qu'on m'a activé deux jours après en avoir fait la demande. Moi qui espérait secrètement une période de coupure avec le monde d'Internet, c'est franchement loupé.
Je ne pourrais donc pas me mettre à l'écriture d'un roman, encore moins à la déco de ma chambre, et même, je n'ai plus de raisons valables pour ne pas rester enfermé dans ma chambre.
Je commence déjà à prendre mes marques dans ce nouvel espace que va être ma chambre ces prochaines années. Par exemple, mon narcissisme a déjà repéré la vitre de ma fenêtre comme miroir de secours la nuit. Mes livres ont trouvé leur place sur une étagère, nouvelle venue dans la maison. L'innovation de la rentrée 2006, ou tout du moins du déménagement, est que ces livres seront rangés par ordre alphabétique (mais aussi qu'ils auront tous le privilège de prendre la poussière en plein jour, grâce au trie réalisé, entre autre).
Mais tout n'est pas encore parfait, ce qui est normal vu que je ne suis chez moi que depuis hier. Et encore, hier, les déménageurs étaient là. Un nombre relativement amusant de cartons reste à attendre l'ouverture.
Et puis, zut, je serai réellement chez moi le jour où ma chaîne hi-fi sera branchée, la livebox configurée, et la régularité de mon transit intestinal retrouvé.
La découverte de Le Puy en Velay est, jusqu'à maintenant, drôle. Les gens qu'on y croise sont différents que ceux que je rencontrais, avant, dans les rues de Oloron-Sainte-Marie. Il y a même des personnes que ma venue déboussole : Un type plutôt ringard et rougeaud, d'apparence mal dans sa peau a semblé être dérangé par mes tong Quicksilver que j'usais dans les allées du Supermarché le plus proche.
Le voyant, sans voix, examinant mes pieds, je décidai de le fixer à mon tour. Un petit triangle du regard se créa alors, bien qu'il fût très vite interrompu par mes tongs qui ne pouvaient regarder personne d'autre. Et heureusement, car j'eus sans doute apprécié de la même manière la vue d'un tas de carcasse de vache dépecés à la place de cet homme.
D'ailleurs, peut-être qu'il est inclus dans les moeurs locales que les vaches dépecées ont pour habitude de faire leurs courses au Géant. Ca expliquerait bien des choses.
Bref.
Très vite, cet homme gris (ou cette vache dépecées, en attente de plus d'infos) prit conscience de mon regard. Nos yeux se croisèrent, enfin. Naïf, je lui je lui fit part de mon étonnement avec mon sourcil gauche tout en gardant le sourire qui colle à ma bouche depuis avant-hier.
Violé dans son mal être par tant de bonne humeur, cet auvergnat frustré me catapulta en pleine face un regard à faire geler l'ensemble des océans de la planète.
Apercevoir autant de froid en un seul homme ne pouvait me faire réagir que d'une seule manière :
Je me suis retourné, et j'ai rigolé, laissant la carcasse de vache morte dans sa mauvaise humeur au milieu de l'allée du magasin.
Aussi, la toute première chose qu'un ponot m'a demandés, et ce, le plus courtoisement du monde, c'est, si par hasard, je n'avais pas de shit. Malheureusement pour ce jeunot qui avait du flairer mon ancienne proximité avec l'Espagne, je n'avais, et heureusement, rien de ce qu'il voulait sur moi.
Déçu, mais toujours très poli, il me salua dans les règles, ne manquant pas de me souhaiter une bonne journée. Dès que le jeune homme fut un peu plus loin, seul au milieu de pont, je me suis retourné, et j'ai ri.
Et encore, je ne relate que le plus marquant.
J'imagine que la découverte de Le Puy me réserve encore de bonnes rigolades, seul, au milieu des trottoirs.
A suivre ?
Un jour je vous reparlerai d'haricot rouge en gratin, promis.
Epilogue Final
D'une période de quatre année seulement.
Ecrit le jeudi 11 Aout 2005, à 23:15. Deux cent soixante-septième ticket.
Chers lecteurs,
Le moment avec lequel je vous bassine depuis plusieurs mois est enfin arrivé. Les déménageurs seront ici demain matin à partir de 7h30, il est donc venu pour moi, l'heure du rangement de mon ordinateur dans ses cartons, dans la mesure où je ne dispose pas encore d'un ordinateur portable. Gr.
Ce que je vis est pour moi intense et éprouvant, et ne fait malheureusement que commencer. Demain les déménageurs, après demain du nettoyage, pour partir d'ici de manière définitive dimanche prochain. S'en suivra un passage rapide dans la famille montluçonnaise que les lecteurs aguerris connaissent bien.
Je ne foulerai le sol ponot que le 16 août au soir, et je ne retrouverai mes meubles que dans la journée du 17.
Pour ce qui est de la réouverture de la ligne, et de ma reconnexion Internet, c'est une autre histoire.
Autant dire que la manière dont je vais vivre cette période restera inédite sur des bouts de papiers, et à y réfléchir, c'est sans doute mieux comme ça. Se lamenter, c'est bien, mais ça va un moment.
J'ai hâte d'être dans ma nouvelle chambre et de plonger dans mon nouveau lit double. Je n'attends plus que ce moment où je me dirai « Bien, cette période transitoire c'est finit, à moi ma nouvelle vie ». L'épuisement ne me permetant pas ce lyrisme, je me contenterai simplement d'un « Enfin », qui aura sans doute le même effet.
Il va falloir que je réapprenne à vivre. Dans un nouvel aquarium, avec de nouveaux poissons. J'en ai assez de me demander ce que ça sera, comment ça sera. Et aussi, combien de temps ça sera. Je pars tout de même avec une petite certitude. Si prochain déménagement il y a (et il y aura sans doute) il se fera indépendamment de moi, vu qu'il se déroulera dans mes années d'étudiant. C'est rassurant, non.
Je vais arrêter de me répandre dans diverses conjectures tout aussi mal faites qu'inutiles. Il y en a déjà assez qui ont monopolisés pour rien ma sensibilité par le passé.
Pendant que je déprimerai tranquillement, en voiture, dans la famille, dans mon nouveau chez moi, ou encore devant mon ordinateur pas encore on-line, Dess (des mots, que des maux, lien a droite) s'occupera de mon blog.
Celle-ci est chargée de la lourde tache d'écrire des tickets de temps à autre, de manière à faire un peu bouger 18-3 sans moi. Elle a carte blanche
Si Cloux se sent inspiré aussi, elle a toujours les clés.
Pour ceux qui voudraient vraiment s'enquérir mon état d'esprit avant le Grand départ, c'est un mélange entre celui du mec qui vient de rater son suicide au Donormyl, celui à qui on vient d'enlever le coeur, celui à qui on découpe en petit cube apéritif son estomac, et enfin, celui qui vient d'apprendre qu'il a gagné au loto. Ca résume assez bien.
Ne vous étonnez pas, je vis dans un monde nommé paradoxe.
En attendant, amusez vous bien.
Et pour finir en beauté le chapitre « A Oloron Ste Marie »,
Merci à tous ceux qui savent que ce Merci leur est destiné pour ces fabuleuses dernières années. Je ne serai sans doute pas ce que je suis aujourd'hui sans le concours de vous tous.
A bientôt.
Frustration plumique
J'ai le droit, c'est un titre, et je fais ce que je veux, moi, avec mes titres.
Ecrit le vendredi 05 Aout 2005, à 12:32. Deux cent soixante-sixième ticket.
Le néant me poursuit inlassablement.
Bon, admettons, ça veut rien dire.
C'est la page blanche qui me poursuit vraiment. C'est aussi et surtout le manque d'inspiration qui me met d'énormes bâtons dans les roues. Je suis incapable de former un scénario un petit peu intéressant et qui pourrait devenir la base d'une pièce, d'une nouvelle, ou encore un roman.
Peut-être aussi que je n'ai pas la méthodologie adéquate, que je ne sais pas m'y prendre avec ma tête. Me faudrait-il des conseils ? Sans doute.
Mais mon carnet d'adresse est vide dans la catégorie grands auteurs. Donc forcement.
J'ai des débuts d'idées, des je ne sais trop quoi. Mais bien que je ne sache pas trop de quoi sont ces idées, je sais très bien que ce n'est que des débuts.
Et quand j'ai le courage de m'emparer d'une idée, de l'étudier sous toutes ses coutures, et que j'essaye de la faire évoluer en quelque chose de littérairement utilisable, j'arrive à quelque chose de nul, quelque chose de mal fait, ou encore, quelque chose qui n'a plus aucun rapport avec l'idée originelle. Enfin, il est vrai que le plus souvent, j'arrive à rien du tout.
Avant de chercher comment le formuler, il faut savoir ce qu'on veut dire.
Moi, Hier, manquant de m'écrouler par terre en m'entravant dans des chaînettes censées gêner le passage des cyclomoteurs et non des piétons.
Mais tout de même ça reste très frustrant. Où est-ce que les auteurs puisent leur inspiration ?
Enfin, quoi qu'il en soit, il reste une sacrée différence avec les auteurs qui font de l'écriture un métier, et moi, l'adolescent ne crachant pas sur les sorties, un peu taré et excentrique sur les bords, qui fait de l'écriture une simple passion.
C'est le temps consacré.
Donc je me convaincs que si j'accordais des heures à une idée, j'arriverais à faire quelque chose de correcte. (J'en suis d'ailleurs amené à faire un ticket dans l'espoir de me convaincre encore un peu plus.)
Le déménagement avance. La mise en carton aussi.
J'ai jeté avec un plaisir plutôt malsain (mais qui n'en perdait pas pour autant sa nature de plaisir) mes classeurs de français de 5è et de 4è, économisant ainsi près de 2kg sur le total cumulé des affaires inutiles qu'on garde par principe.
Je n'ai maintenant plus aucune preuve de ma « nullité en orthographe », que je ne « faisais aucun effort », et que si « ces mauvaises habitudes étaient gardées, j'en souffrirait dans les classes futures ».
Le déménagement avance tellement bien que c'est limite si je ne me perds pas chez moi. Les pièces perdent peu à peu leur utilité pratique pour prendre la fonction de dépôt à cartons. Ceux-ci sont maintenant en supériorité numérique, et nous-nous demandons s'ils ne préparent pas vicieusement un coup d'état ou quelque chose dans le genre. Qui sait.
Ce blog est en train de perdre sa nature chronologique car je me rends compte qu'à ne pas écrire ces derniers jours, j'ai loupé un sacré épisode qui paraîtra plus tard.
En attendant, le salon reste ouvert, jusqu'à ce que je décide de le fermer.
Souriez !
edit : Hihihi c'est Rémy ^^