Gah, Manger, Livre, Faim
Retour aux sources ?
Ecrit le jeudi 30 Juin 2005, à 10:42. Deux cent quarante-septième ticket.
Je suis tombé dans une période de boulimie littéraire, et encore, j'ai de la chance de ne pas lire énormément vite et de ne pas avoir trop de livre que je n'ai pas lu chez moi. Cela me permet de m'en tenir à la moyenne syndicale d'un livre par jour, mais que je consomme selon un rituel nouveau, original comparé à mes moeurs d'antan qui consistaient à rester dans mon lit, pour lire.
Non, maintenant, je me fais plaisir. Je commence la moitié du livre juste avant de m'endormir, et je le termine au petit matin, assis sur ce qui nous sers de perron, en buvant mon café et en mangeant mon pain de mie avec du chocolat. Les oiseaux s'égosillent assez lamentablement, des petites vielles passent avec leurs caddies. Le tableau est attendrissant à un point qu'on peut difficilement ignorer.
Mais tout de même, je me fais peur, j'avoue avoir eu une longue période où je n'ai pas lu grand-chose, ce qui est très mauvais, voir presque malsain, bien que j'en tire une certaine fierté car c'est pour moi un peu comme se passer d'une drogue, une drogue qui ne fait pas de mal à la santé, si ce n'est aux yeux et à la tête.
Nous sommes en vacances, je ne suis pas totalement délaissé par mon entourage, entourage que j'ai encore. Si ce n'est un certain manque (sexuel me diront les freudovores) qui commence à peser de son poids sur mon être ... Si ce n'est une certaine impatience de savoir ce que ma vie at Le puy en Velay me réserve ... Si ce n'est une recherche constante de l'échappatoire qui m'évitera de faire des cartons.
Réflexion faites, les raisons de sombrer dans les livres sont nombreuses.
L'ensemble reste quand même un peu pathétique.
Hier soir, me lamentant : « Je vais écrire un livre, contant le déclin du jeune adolescent, souffrant de manque divers, d'affection, de tendresses. Il serait question du cheminement qui mène dans une prison faite de livres, de tisane Ligne Svelte et de locutions latines. »
Je me suis rendu compte que j'étais quelqu'un de très fragile et qu'on peut facilement me mener par le bout du museau, en s'y prenant comme il le faut. Est-ce pour autant de la réelle faiblesse ? Ou pas plutôt de l'amour ?
Des mots s'entrechoquent dans ma tête et s'éclatent littéralement comme des petits Lu à jouer à Trap-trap.
Amour ?
Qu'est-ce que c'est que cela ?
Le 6 Février 2004 (
L'amourrrr), je dédiais un ticket à ce sentiment étrange, utilisant un exemple bateau, l'amour des jeunes. Ai-je vraiment évolué sur l'avis que j'avais à l'époque sur la partie la plus crue, à savoir mes deux salaces : le ‘Juste for Fun' et mon autre ‘I don't belive in love, just in fucking' ?
Aussi triste que ce le soit à dire, je ne pense pas avoir évolué là-dessus, pas encore du moins. Ca viendra sans doute un jour.
Ou, ça ne viendra pas.
Ce qui m'a par contre été confirmé, c'est que l'amour faisait souffrir. Bon, je n'apprends rien à personne, tout le monde sait, ou l'a su un jour, ou s'en est rendu compte à un moment de sa vie, mais l'a oublié depuis pour diverses raisons.
L'amour fait souffrir, souvent à sens unique, l'un fait souffrir l'autre, mais les rôles du bourreau et de la victime ne sont pas distribués à vie. C'est bien, ça tourne.
Bon j'arrête de m'enfoncer là, je vais passer pour le préado qui découvre la vie.
Des plaies anciennes, oubliées, peuvent remonter à la surface après un repos de quelques années, et demander impérialement à se faire verbaliser...
Ah oui, aussi, je crois que je suis un gothique refoulé.
Edit du 30/06/05 à 11h00 :
J'en ai oublié l'essentiel.
Voyage chez les morts de Ionesco, vers la fin.
« Les choses disent-elle des mots ? Pourquoi nous a-t-on fait des têtes ? Les questions ne sont donc pas mortes. Je vais en poser une : Lève toi Mathieu, met-toi des souliers bleus, des cages dans les sages, mets-toi à coudre, tes talons avec tes chaussettes. »
A mon tour de poser une autre question : Depuis quand les livres se permettent-ils de parler directement a leur lecteur ?
J'ai failli m'étouffer avec mon café, moi.
(Les connaisseurs sauront comme moi qu'il n'y a qu'une seule occurrence du nom Mathieu dans toute la pièce)
Les carottes sont cuites
Hum
Ecrit le samedi 25 Juin 2005, à 13:43. Deux cent quarante-sixième ticket.
Il y a 30 jour, j'ai eu droit à la même chose. Sauf que ça me disait que mon nom de domaine fermerait dans 60 jours. Il faut peut-être que je me grouille ...
France 2 : Zut et flûte.
Frustration
Ecrit le jeudi 23 Juin 2005, à 23:18. Deux cent quarante-cinquième ticket.
J'ai une grande nouvelle, genre le scoop de la mort qui tue.
Envoyé Spécial est une émission française, mais aussi et surtout américaine. Genre un peu comme Arte qui fait la France et l'Allemagne, mais avec les Etats-Unis.
D'une certaine manière, on est tous un peu frustré parce qu'on n'a pas eu notre pub gratuite (tous, sauf Agapi, qui n'en voulait pas) mais tout de même, je dis non !
Et tout le monde sait que quand je dis non, c'est que vraiment je suis pas bien, limite à finir en syncope ou en hémorragie cérébrale dans le lobe de la violence
Ce que je ne comprends pas c'est que pourtant la France pullule de blog. Il y en a de tous les genres, sans vouloir faire le pub, il y a vraiment le panel COMPLET en France, sans avoir besoin d'aller chercher aux USA. Bon, c'est sur que de montrer les vrais types de blogueurs et ne parler de la guerre en Iraq que quelques secondes eut été beaucoup moins commercial, mais aurait été évidement trop intéressant et surtout vraiment instructif.
- « Mamie, un blog, c'est quoi ? »
- « Fiston, j'ai vu une émission là-dessus, c'est des militaires qui écrivent à leur famille je crois, c'est des truc de propagande, beurk »
- « Merci Mamie »
Non, moi je dis non. Il faut maintenant qu'une émission fasse sérieusement une émission sur le profil des blogueur, quitte à exploiter des gros clichés typique.
Je suis déçu, et je pense que beaucoup attendait comme moi « Envoyé Spécial » au tournant sur ce reportage là. Il est frappant de voir qu'ils se sont chiés, ne répondant absolument pas à nos attentes, enfin surtout aux miennes et qui étaient entre autre la dédiabolisation des blog, l'explication illustré de qui nous sommes vraiment avec une certaine concentration sur la France, etc.
Et les Photoblog, Zut et flûte !
Mais surtout, je n'ai juste absolument pas aimé qu'ils parlent des ados en ne citant que les skyblog. C'est la frustration intense en moi.
Pour la peine, je vais dire à ceux que j'aime que je les aime.
Parler des blogs en France sans parler de
http://mediatic.blogspot.com/ ???
Bon, je suis content qu'ils aient parlé de
http://www.monputeaux.com/ par principe.
Ils auraient du parler de
http://blog.matoo.net/ parce que c'est un classique incontournable dans la blogosphère française. Il a peut être refusé comme
http://www.agapi.fr.st/ .
Pourquoi n'ont-ils pas parlé de
http://www.bouletcorp.com/blog/ le site où j'ai pu entendre le cri de la tortue pour la première fois de la vie, où on s'amuse toujours comme des petits lus en bédé.
Quand on parle de boulet, on pense forcement a ses amis, ou à ce que je pense être "ses amis", comme par exemple -Neon- qui habite avec un ver :
http://grugru.canalblog.com/ et qui fait des tickets toujours géniaux, en dessin et bédé. (Et y'a aussi la fille avec les macaron sur la tête, mais je me souviens plus de son adresse, j'ai honte)
http://walpurgis.canalblog.com/ , le blog de l'ado intelligent, beau, et un peu narcissique.
http://www.geradon.be/ , le blog de l'écrivain poche trouée qui écris sur un mini-mac-gamelle-à-chat.
Presse Pro, le blog du journaliste réaliste.
Tenue Correcte Exigée , le blog du 100% déjanté, de qui je bois les paroles et grâce a qui je me roule parterre en me pissant dessus un peu trop souvent.
Parce qu'y a pas juste les chips qui sont croustillantes ! le blog du québécois qui est avec celui qui chante mal, je crois.
Mes-Maux le blog de la fille qui m'écoute me plaindre de ma vie de merde.
Et il y en a tant d'autres ... Tout ceux que je viens de citer sont des blog que je n'ai jamais eu le courage de mettre dans mes lien. Trop de respect peut être ?
Faites de la Zik
Expression (c) Agathe S-L
Ecrit le jeudi 23 Juin 2005, à 15:32. Deux cent quarante-troisième ticket.
Le destin s'en prend a moi, aussi a mon groupe d'amis, et je crois qu'il ne me lâchera pas de si tôt. Et même, à la limite, et alors ?
Fête de la musique !
J'ai vécu ma première fête de la musique paloise (qui se passait donc à Pau). C'est donc un parfait dépucelage (de la fête de la musique paloise seulement) qui s'est déroulé dans des conditions fabuleusement risibles, où il nous est encore arrivé absolument tout ce qui peut arriver de ballot dans une soirée.
Mais nous avons de la chance, tout ce qui nous arrive est ballot sans être grave, ce qui fait qu'on peut en rire légitimement après.
Nous qui ne sommes absolument pas organisé avions prévu de prendre le train de 12h50, train qui nous aurait laissé une demi-heure plus tard en gare de Pau, là où J. nous aurait conduit chez lui pour poser nos affaires. Alors que la SNCF ne nous avait jamais posé de lapin, et que nous lui faisions profondément confiance, celle-ci a choisir, sans doute rien que pour nous, de remplacer le train de 12h50 par un bus partant a 12h32.
Nous, qui arrivons à la gare d'Oloron, tout content, a 12h40, avons vite déchanté.
Cependant, il en faudrait plus nous démoraliser, nous attendons donc patiemment deux petites heures, pour prendre le train suivant.
Tout se passe bien, heureusement, on arrive enfin à pau.
Quelques petits soucis d'organisation habituels, petit narguilé, et enfin on va faire notre shopping avec S.
Une tenue, douché, épilé, et la fête a commencé.
Boum boum.
La fête de la musique à Pau est assez exceptionnelle. Une multitude de gens partout qui vont dans des sens différents, qui ne se connaissent pas, mais qui tous sont en train de vivre quelque chose de fort. Bon, il a de tout comme musique, partant de la reprise de Céline Dion jusqu'au DJ professionnel de Radio Nova qui Mix en direct.
On arrive a faire des rencontres, des fois, il y a le vendeur de photocopieur, qui peut nous faire le 50 copie minutes à -25%, et il y a aussi le gay quadragénaire totalement saoul dont le nom est imprononçable qui drague A. et qui essaye à plusieurs reprise de m'embrasser entre deux paroles douces susurrées à l'oreille, genre « c'est le regard, c'est pétillant » ou encore « tu vois dans la sphère, t'es le négatif »
Et merde, encore un Physicien Nucléaire.
Je finis par lui avouer que je ne pourrai pas ce soir, dans la mesure où j'ai mes règles. Petit moment d'hilarité partagé avec A., J. et celui qu'on nommera Henry.
Continuant à refuser ses avances, et comprenant qu'il ne me croie pas quand je lui dit que ça fait aujourd'hui un an que je sors avec A., je choisis de lui dire que j'ai un copain, et que je suis fidèle, que c'est rare, mais que je suis vraiment très fidèle.
Hilarité partagée avec moi-même.
Et déjà il se commence à se faire tard, les gens rentrent chez eux.
Boum, Boum !
Trois personnes, sans doute saoul elles aussi, sont en train d'essayer de faire des claquettes sur une estrade en bois monté pour l'occasion. Je ne sais pas s'il fait jour ou s'il fait nuit. Il reste encore des gens joueurs dans la rue. Brandissant nos mélangeurs de cocktail fluorescents, nous allons bouger avec eux. A. finira la soirée avec un autographe stylé d'un des danseurs.
Encore quelques rencontres, avec des jongleurs acrobates absolument fabuleux et super sympa. Un bourge chiant vient nous parasiter avec son t-shirt moche qu'il dit avoir acheté 50€, parce qu'il est plombier et qu'il gagne sa vie lui. « Et oui, faut travailler dans la vie » lance-t-il fièrement a nos nouveaux amis.
Le bourge part enfin, une branche de Datura à la main, nous demandant une dernière fois si nous n'avons pas des feuilles parce qu'il veut se la fumer, parce qu'il a plus rien.
Il ne savait pas que la Datura était un puissant hallucinogène, et qu'il risquait d'être mort pendant deux jours, à plus pouvoir rien faire, voyant tout et n'importe quoi. Persuadé que je me fout de sa gueule en lui expliquant que ce qu'il a dans les main peut être dangereux, qu'il faut qu'il fasse super attention, il s'en va.
J'espère qu'il était trop cramé et qu'il a perdu sa branche de datura en route.
Enfin, nous décidons de rentrer, de cherche nos sac de couchage pour aller dormir dans l'appartement de C.
Tien, la porte est fermée.
Zut.
Coincés dehors, sans clé il est tard et nous sommes fatigués. Les fenêtres de l'appartement qui est au premier étage sont ouvertes, petite lueur d'espoir.
Nous essayons avec une poubelle, si en montant dessus, nous ne pouvions pas sauter. Même sur la poubelle, la fenêtre reste a un peu plus de deux mètres, il faudrait être grand, ou faire plus de deux mètres les bras levés.
Nous décidons de faire appel à nos amis jongleurs acrobates. Il saute de la poubelle, s'accroche, monte par la fenêtre, rampe à l'intérieur de l'appart, décroche l'interphone.
« Je vous ouvre, entrez ! »
Sac de couchage.
Retour chez C.
Posage par terre.
Séance de spiritisme.
Dodo.
Croissant.
Dodo.
Croque monsieur.
Piscine.
Train.
Dîner.
Dodo.
Voilà, sacrée fête de la musique à Pau.
Je ne me souviens pour le moment seulement de ça.
C'est déjà bien.
Résumé des épisodes précédents
Ne pas s'outrer en lisant le ticket
Ecrit le samedi 18 Juin 2005, à 22:02. Deux cent quarante-deuxième ticket.
Je vais faire dans l'ironico-j'me fout de la gueul de la majorité, mais mon état de fatigue ne me permet pas de faire mieux.
Je devrais faire comme mes amis les skyblogueurs (vraiment, je parle trop d'eux) qui affichent fièrement les photos de leurs soirées les plus réussis, et pour le coup, je ne cite aucun blog en particulier, je n'ai pas assez d'estime pour ce dit blog pour en faire la pub gratuite.
Quand je pète les plombs... Complet :
Mais qu'est-ce qu'une soirée réussis ?
Il faut à tout prix qu'il y ait des litres d'alcool. Et encore, plus y en aura, plus y en aura pas assez, parce que le but de toutes les personnes de la fête, c'est de se bourrer littéralement la gueule, pour s'amuser sur le dance-floor en parquet sale de la salle qui a été louée pour la fête.
L'alcool, c'est important, c'est d'ailleurs la chose la plus importante.
Mais faut des mecs, surtout des mecs, mes potes, avec qui on va sans doute faire un concours de celui qui boira le plus et de celui qui aura la cuite la plus forte. Tien, on devrait même faire un concours de vomis, parce qu'une soirée n'est pas réussie sans personne qui ne vomisse partout, c'est évident.
Mes potes avec qui on va boire ce ne sont pas des rigolos, bon il sont un peu moche et se mettent, pour certains du gel dans les cheveux (n'empêche que la majorité est très moche) mais c'est trop des beaux gosses, avec leurs pectoraux de sportifs de haut niveau. Attention les filles.
On finira sans doute à moitié à poil, à faire je ne sais trop quoi, si on ne termine pas en boxer, ouais c'est marrant de passer un moment en sous-vêtement dans une soirée, de danser en sous-vêtement, pour essayer de séduire ces demoiselles en exhibant nos corps d'éphèbes.
D'ailleurs les meufs qui vont venir à la soirée, trop de la balle, on va pouvoir danser, c'est des meuf qui aiment bien les mec quoi, et puis moi, j'aime bien être proche des gens avec qui je danse, pareil, ça va finir en coucherie notre truc. Ouais ça serait bien sympa, moi je veux me faire une certaine meuf, mais je ne dirai pas, au cas où qu'elle passe sur mon Sky trop génial. Trop mort de rire.
Puis on va coucher les un sur les autres dans la salle, c'est mon kiff ça, ça va trop trop partir en partouse, je te dis pas.
BREF
Visiter certains blog ou discuter avec des gens me confirme une chose, nous sommes une minorité à penser qu'une soirée parfaite, ce n'est absolument pas ce que je viens de décrire.
Une fête réussie n'est pas une fête ou y'a de la viande saoul, mais plutôt une fête ou on a rencontré des gens, ou qu'on a pu discuter avec ces personnes, pu refaire le monde, et fait avancer les choses (hum) ...
Une soirée sympathique avec un petit peu d'alcool, dans les limites de la raison, de la musique et à manger. Une nuit à discuter de trucs profonds, ou de choses qui nous concerne vraiment, pour ensuite finir la soirée a 5h du matin par une partie endiablé de badminton jusqu'au levé complet du soleil, et enfin terminer cette nuit blanche par une partie de cartes, pour se retrouvé allongé sur la terrasse a 7h30, avec deux grammes cinq de bonheur dans le sang...
Mais vraiment, nous n'avons pas les mêmes valeurs, et puis tout le monde n'est pas beau et intelligent.
Ecoutez-le parler, ce péteux
Il y a des gens qui se font interdire des casinos, je vais me faire bannir des serveurs de Skyblog
Je vous laisse, y'a mes potes qui m'attendent en bas de l'immeuble, on va s'finir les pack de bière de la soirée d'hier.
Encart
Vu l'occupation des jours derniers...
Ecrit le jeudi 16 Juin 2005, à 09:54. Deux cent quarante et unième ticket.
Ticket pathétique en vue.
Avant tout, la soirée s'est bien passée.
Dans la vie rien n'est gratuit, tout se paye, un jour ou l'autre. Tout, tout, et même ce que l'on nous croie du nous retombe un jour sur le coin du bec sans qu'on puisse rien faire pour esquiver.
C'est peut-être ça, le sens profond de la vie. Profitez de la vie au maximum, car de toute manière vous aurez un jour à le regretter !
Je ne vois rien d'autre.
Quelques discutions que j'ai pu avoir au cours de ces dernières semaines me poussent à réfléchir sur ma façon d'être.
- « Des fois, je me demande comment tu fais pour toujours être comme ça, pour toujours avoir le sourire et toujours faire rire les autres. »
- « Tu es quelqu'un qu'on imagine pas pleurer ... c'est bizarre »
En gros, en faisant le mélange des deux, je me demande si je ne suis pas par hasard un roc peint en clown.
Peut être que j'ai fini par les écoeurer avec ma bonne humeur en apparence constante, et il ainsi préférable qu'ils ne découvrent pas ma nature d'adolescent égocentré, déprimé et névrosé.
Sinon, à part ça, je gère plutôt bien.
- « J'ai l'impression que tu joues un jeux, enfin, tu en fait peut-être un peu trop... »
Il y en a qui remarquent quand même, peut être parce qu'ils savent que suinter la bonne humeur ce n'est pas quelque chose de naturel, peut être aussi parce qu'ils se connaissent bien eux même et qu'au final, on est pas si différents ...
Ou peut être aussi que ...
Mes précédentes tentatives de ticket étaient toutes à propos de la rude condition d'ado. La raison l'a emporté.
Dernière chose, quand les gens savent qu'on part, les langues se délient enfin. C'est peut être le plus marrant.
Voila, ce n'est pas grand-chose, je passais juste arroser mon blog, avec la chaleur, il avait soif.
Fameuse soirée : Jour J
Ecrit le jeudi 09 Juin 2005, à 12:23. Deux cent quarantième ticket.
Ce soir va se dérouler une soirée que j'attends depuis un petit moment, depuis qu'on m'a proposé d'y participer. Bon, je vais être un peu pièce rattaché, car à la base, cette soirée se trouve être une fête de classe, et cette classe n'est pas la mienne.
Je vais donc essayer de me faire adopter. Ahum.
Comme cette fête de fin d'année ressemble bien au réveillon dernier, me voila presque obligé de faire une check-list.
Fait - Aller a Pau pour trouver un haut, parce que j'adore acheter des fringues et que cette occasion en est une très bonne.
Fait - Prévenir mes parents des modalités de la fête parce que s'ils disent non, je suis dans le caca.
Fait - Avoir l'autorisation de venir, et ce, pour les mêmes raisons que la tâche précédente.
En cours - Convaincre Lola, ma guitare, de venir à cette soirée, mais d'un autre coté, j'hésite, parce que je ne sais pas si j'ai vraiment envi de me la trimballer toute la soirée, d'y faire attention et tout. Et puis, si elle se fait violer, encore ...
En cours - Convaincre Pody, mon Ipod, de venir à la soirée, parce que Loyd me l'a fortement conseillé, voir demandé sévèrement, prévoir aussi les câbles RCA.
A venir - Acheter des TUC, parce que rien n'est plus bon qu'un tuc... Sauf peut être, un mini-tuc. On a toujours faim après certaines actions, surtout les after fiesta, et mon corps à besoin de tuc, dans ces moments là.
Fait - Revenir de Pau avec un haut, et surtout, sachant comment je vais m'habiller. Choisir à ce propos quelque chose de simple et de passe partout, et de pas trop cher, parce que mes parents surveillent mon budget, maintenant.
A venir - Donner les 5e à Poulet, car il le faut, rien que pour payer la salle, les consommations, et tout le trallala.
Annulé - Convaincre les filles annulé a cause du mécontentement des autochtones de la classe de laquelle ce sera le fête.
Fait - Savoir ou je vais dormir ? Comment ? Avec qui ? Parce que c'est important, de choisir ou passer la nuit !
Fait - Acheter un boxer vert pomme fluo. Parce que c'est drole.
A venir - Profiter de la soirée. Parce que c'est important.
A venir - Prévoir une change, pour le lendemain. Parce que je suis un homme du monde, prévoir aussi une trousse de toilette, et puis tout ce qu'il me faudra là bas.
A venir - Se renseigner sur l'heure, car c'est gênant d'arriver au mauvais moment !
A venir - Aller à la fête, pour l'heure, même combat, parce que ça ne le fait pas d'arriver en retard, ni en avance, même dylème que l'an dernier.
Silence Radio
Mip .... Mip ....
Ecrit le mardi 07 Juin 2005, à 19:26. Deux cent trente-neuvième ticket.
Joyeuse Juin.
Bon, y'a du laissé aller ici.
Puis il faut que je poste pour faire oublier au peuple mes talents de politicien.
Et aussi, c'est mon premier post sous Office 2003, alors respect.
Plusieurs choses, et surtout, beaucoup de mouvements cette semaine. Alors que tout peut être calme, et ce pendant des mois et des mois, la tempête se lève immanquablement, et ce toujours au même moment, à la période des vacances en fin d'année.
Et oui, c'est officieux, mais je suis en vacances. Les au revoir pour certains, et les adieux pour d'autres n'ont pas été faciles, loin de là. Et même, pour beaucoup de personnes, j'avais sous estimé la sensation que je pensais un jour ressentir à l'idée de ne plus les revoir. Je m'étais attaché à ce petit monde.
J'ai aussi remonté processionnellement une ultime fois le couloir du rez-de-chaussée de mon bahut, avec les larmes aux yeux, le plus humainement du monde. Ce long couloir, toujours sombre, humide, bruyant ou silencieux, des fois désert, d'autres fois bondé de morveux.
J'ai retenu mes larmes, durant toutes la remonté, le passage dans la cours de récréation du collège, devant la salle des prof.
Bien sur, comme le monde est bien fait, mon prof de français était sur mon chemin, pas loin de sa fille, mais tout de même présentement là.
- Aurevoir Monsieur
- Oui, aurevoir ! Bonne vacances !
- Et Adieux !
- Ah oui, c'est vrai que tu parts...
- En effet, et là c'est dur, c'est très dur...
[...]
J'avais besoin de le voir, j'avais besoin de ses paroles, j'avais besoin de lui dire au revoir.
D'une voix paternelle et protectrice, et moi, lui répondant d'une voix larmoyante bien qu'amplement contrôlée, il a essayé de me rassurer et de m'encourager.
Il m'en faudra plus pour me décourager, Choupi.
Mes attaches aux murs comme aux profs que j'ai pu avoir sont charnelles. A dire vrai, ça a peut-être du bon, deux ans de plus dans ce cocon, et je m'y faisais pion, puis enseignant.
Et encore, si ils m'avaient détesté, tous, s'eut été plus simple. Mais non.
Ma prof d'espagnol que je croise ce matin, qui elle aussi m'a mis les larmes aux yeux, prouvant ainsi mon hypersensibilité refoulée.
- On va beaucoup te regretter...
M'a-t-elle dit en enfonçant son regard dans le mien.
Enfin bref, j'ai réussis à faire un pseudo au revoir au bahut. Officiellement, j'eut du le faire demain, mais les au revoirs qui s'éternisent, je kiff moyen.
Cette semaine qui vient de s'achever a aussi été rythmée par des rebondissements internes sans précédents, mais la mer semble retrouver son calme.