Aux Contes de Fée
Copyright Julien T.
Ecrit le samedi 30 Avril 2005, à 16:24. Deux cent vingt-huitième ticket.
Au détour d'un carton abandonné depuis notre emménagement, une feuille format américain 26,65*20,4 attendait patiemment mes yeux.
Ecrit par Bro J. pour mes 6 ans, destiné à être chanté et mis en musique, puis oublié dans un carton. Peut-être même brûlé...
Un Autre Destin attendait ces écrits. Je n'aurais jamais osé imaginer un effet aussi puissant. Je souris, je suis content, je suis fière.
Offrir des chansons pour les anniversaires, c'est assurer sur le long terme.
Aux contes de fée
A la première fois
Où j'ai pu le regarder
A ces petits yeux
Mouillés de larmes ou de gaieté
A ces premiers mots
Aux douces sonorités
A nos plaisirs, nos combats ...
Et aux contes de fée...
Toi mon trésor qui me rend heureux,
Tu sais, je ne crois pas en dieux.
Mais je remercie ciel et terre,
Pour t'avoir près de moi petit frère.
Au premier matin,
Où ses rires m'ont réveillé
A ces petites mains,
Cherchant une aide pour marcher
A tous ces chagrins,
A toutes ces larmes salées
A tous nos plaisirs, nos combats ...
Et aux contes de fées...
Refrain
A son premier mensonge,
A tous ses rêves éveillés ;
A mes choix, mes reproches,
Ces nouvelles responsabilités
A tous ces désirs,
Toutes ces volontés
A nos plaisirs, nos combats,
Et aux contes de fées...
Tu souffleras tes 6 bougies sans moi,
et j'irai tout seul au plus profond des bois.
Je me plongerai dans mes souvenirs,
Et je raconterai ...
... Tous mes contes de fée.
Un Autre Destin
Nouvelle sans prétentions qui se charge d'écrire sur rien comme me l'a soufflé A. C'est jouissif pour celui qui écrit, frustrant pour le lecteur.
Ecrit le vendredi 29 Avril 2005, à 23:34. Deux cent vingt-septième ticket.
Deux passants se firent bousculer par une dame plutôt âgée qui courait comme une furie sur le trottoir gauche d'une rue un jour de marché. Elle venait de jeter ses sacs. Les carottes erraient par terre, les oeufs étaient morts.
Cette dame s'appelait jacqueline.
Jacqueline n'avait pas eu ce qu'on appel une vie agréable.
Bon bien sur, elle avait été heureuse, un petit peu, au tout début. Son mari était parti il y a peu de temps, mais ça n'avait pas été une grande perte pour elle. Elle le trouvait tout simplement pathétique, et ça lui faisait mal au coeur de voir cet ancien Apollon avachi devant Vivement Dimanche Prochain en attendant que le temps passe.
Le temps était passé et avait eu raison de lui.
Ils s'étaient rencontrés à un bal, c'était monnaie courante à l'époque. Il l'avait séduite tout de suite, et il s'était laissé séduire au même moment.
Il était grand, blond, musclé, il avait la peau mate et il savait danser la valse. Il voulait devenir architecte, ou partir aux Etats-Unis, il voulait être riche. Les rêves fourmillaient l'esprit de David. Jacqueline en avait besoin.
Cette femme, dieu sait pourquoi, ne s'était jamais laissée rêver. A 12 ans, elle ignorait ce que c'était de sourire, à 14, elle avait oublié ce que c'était d'être heureuse. L'avait-elle d'ailleurs déjà été ?
Sa source à chimères qu'elle croyait éternelle s'est malheureusement trop vite tarie. David décida de ne pas partir aux Etats-Unis et de ne pas être architecte. Il ne lui expliqua jamais sérieusement cette décision.
David fut ainsi ouvrier dans une grande usine de moulage de pièces automobiles. Il racontait de temps en temps ses journées de travail, quand il était encore un peu social, quelques années après leur mariage. Il restait devant une machine qui a intervalles réguliers faisaient de gros boum alors qu'une charge phénoménale s'abattait sur une toute petite pièce de métal grisâtre qui pour le coup en ressortait ronde, carrée, ovale, voir même trouée. Pour David c'était dur, pour Jacqueline ça le devenait.
C'est à partir de la septième année de mariage que Jacqueline et David ont commencé à se sentir étranger l'un pour l'autre. David ne rêvait plus, il souriait rarement. Cet homme devenait aussi gris que la ferraille qu'il modelait durant ses journées de travail.
Durant les 30 années suivantes, la situation ne s'améliora absolument pas. Jacqueline et David passaient des journées entières sans échanger le moindre mot. David ne sortait presque plus. Jacqueline vivait pour elle, sans être triste, sans être heureuse, elle ne l'avait pas été assez longtemps pour y prendre goût de toute manière.
Et enfin, son mari était mort.
La seule différence c'était que maintenant, elle pouvait regarder ce qu'elle voulait à la télé. Mais elle ne la regardait pas, elle avait d'autres choses à faire, puis les soirées avec ses amies, les tournois de belotte, les potins quotidiens de sa petite citée.
Ce matin n'avait pas été un matin qu'avait pris l'habitude de vivre Jacqueline. En se levant, elle avait eut envi de manger un os, puis elle s'était demandait si par hasard elle n'avait pas été chienne dans une vie antérieure. Elle s'était préparée comme tous les mardis matins pour aller au marché avec ses voisines. Toutes ses voisines n'avaient pas pu. Elle avait acheté quelques carottes et des oeufs, sans trop savoir ce qu'elle en ferait. Bien, elle allait rentrer chez elle maintenant. Elle se retourna pour revenir sur ses pas mais elle fit fasse à quelque chose de blanc foncé, quelque chose d'immense et relativement très dur.
Elle se retourna derechef, elle ne reviendrait pas sur ses pas. Elle se mit à courir. Le truc blanc et immense se mit à la suivre.
Sa démarche s'accéléra, elle courut. Son traqueur fit de même.
Elle bouscula deux jeunes hommes qui s'enfuirent à leur tour.
Le lendemain dans les journaux, personne ne put rien lire du tout.
Les Os avaient déjà pris le contrôle.
St Angèle : Suite et suite.
Où nous commençons a comprendre l'expression : Sans fin.
Ecrit le dimanche 24 Avril 2005, à 11:15. Deux cent vingt-sixième ticket.
St Angèle est le fil rouge de l'agence tous risques.
Apparemment, l'institut l'est aussi pour une autre agence que nous ne connaissions pas, équipé elle de hache ou de scies, et capables de faire sauter une porte et fracasser des épaisses planches de bois scellant à l'origine pour toujours ce dépotoir miteux tombant chaque jours un peu plus en ruine qu'est cet ancien institut.
Alors que je rentrais du lycée, l'esprit léger, les pensées divagantes, marchant lentement dans la rue me conduisant chez moi, je me suis rendu compte que St Angèle avait un tout petit peu évolué depuis notre dernière expédition avec agent S. Et pour dire, sacré changement : la porte avait été tout simplement défoncé.
Sans attendre, je préviens Agent S, et nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour profiter de cette aubaine, cette chance qui ne se représentera peut-être plus, pour pénétrer à nouveau dans notre tantale résolu.
C'est impressionnant comment une porte peut devenir nature de toutes les obsessions.
Le lendemain arrive, lendemain qui est aujourd'hui hier.
Nous arrivons devant la porte. Défoncée en effet. Du joli travail quand on considère la grosseur des planches. Avec une méfiance non retenue, nous entrons.
Nous visitons tout en détail. Dans tous les moindres recoins. Du sous-sol au troisième étage.
C'est poussiéreux, délabré, inquiétant, lugubre.
Nous entrons dans une pièce. Drôle de mise en scène. De tout l'institut, c'est sans doute la pièce la plus étrange : Relativement ordonné. Une table d'environ un mètre sur un occupe la partie centrale de la pièce. A droite, une chaise dans un bon état (C'est à dire entière) reste debout juste devant la table, comme si quelqu'un venait de s'en lever et de partir. Sur la table, un stylo Bic, et juste à coté, une fiche de papier bristol.
Nous-nous approchons.
Nom - Prénom :
M. JACQUELINE
Date & Lieux de Naissance :
16 Avril 1959 - Hendaye
Adresse :
Jugement :
J.E. Bayonne - 3 Août 69
Entrée :
2.8.69
Sortie
16/4/77
Le stylo a été posé négligemment et naturellement sur le coté de la fiche, comme si elle venait d'être écrite. Problème de logique, le stylo ne marche pas.
Cette année, le 16 avril était un samedi.
En 1977, le 16 avril était un samedi.
Trouver une mise en scène telle, alors que l'institut a été squatté et mis sans dessus dessous par les squatteurs, ne m'a, dans un premier temps, absolument pas inquiété.
Mais tout de même, le 7 mars quand nous avions jeté un coup d'oeil rapide, nous n'avons rien remarqué de semblable, et même, une table n'aurais pas pu subsister intact alors que tout autour d'elle se faisait bousculer et renversé par les squatteur.
Et n'oublions pas que depuis notre dernière visite, l'institut a été scellé avec des barres en fer.
Il y a quelque chose de bizarre qui plane au dessus de cet institut, quelque chose qu'on a l'impression de presque surnaturel. D'où vient cette table qui semble avoir été abandonnée hier ?
Hier ?
Non, il y a une semaine, le 16.
Elucubration(s)
Attention, ce n'est pas drôle.
Ecrit le mardi 19 Avril 2005, à 12:00. Deux cent vingt-cinquième ticket.
Bon, je vais me répéter, mais j'aime bien me répéter, et puis c'est reposant aussi, de se rep...
Bon, ok.
Une chose est morte en moi l'autre jeudi soir. Vous le saviez déjà.
Mais ce que j'ignorais c'est la taille impressionnante de cette chose de quoi je dois faire le deuil.
La fonctionnalité principale de cette chose me permettait de vivre ici, dans des conditions plutôt plaisantes. C'était même plutôt simple.
Maintenant, garder la bonne humeur au lycée revient à lutter avec une allumette contre un monstre de 6 mètres de long, qui en plus crache du feu et qui n'est pas content.
Avant, j'aimais aller au bahut, j'étais excité à l'idée de retrouver tout le monde, tout les gens que j'aimais, bon, une quinzaine, mais ça me rendait heureux, et ça c'est peu négligeable.
Maintenant, c'est dur, et sincèrement, je me fais chier au lycée, et ça ne m'était jamais arrivé à un point tel. Peut être que je m'assagis, peut être que je deviens un papi, peut être qu'au fond je les méprise tous ou que je les envie de rester ici, peut être qu'au plus profond de moi, je voudrais être ce que je tends à devenir : une limace.
L'émulsion des cours ne me touche plus, je suis une mayonnaise qui persiste à ne pas monter.
Je trouve ridicule de préparer un débat comme si c'était une pièce de théâtre, en s'assignant chacun des questions à poser, donc je boycotte.
Je trouve chiante l'idée de nous demander des sujets d'ECJS qui nous intéresserait, donc je boycotte.
Là où avant j'aurais pris un pied incroyable, je n'éprouve plus que de l'indifférence, et je regarde avec un sourcil méditatif ces abeilles-moutons que sont ceux qui trouvent encore de l'intérêt dans tout ça.
Mais cela me fait réfléchir. Quelque chose est mort, il faut que je trouve pourquoi, comment, et surtout que faire maintenant. Une énumération d'idées en l'air ne m'aidera pas, il faut que je me concentre sur mon nombril et que j'en tire des conclusions.
Sans trop de réflexion, j'aurais envi de dire que je suis mort. Non pas physiquement, mais psychiquement : ce qui faisait battre mon coeur cérébrale à disparu.
Une auto psychanalyse se fait facilement : Ce qui me motive c'est tout simplement la recherche de la reconnaissance. Je cours après ça, j'en suis friand. J'ai besoin d'être reconnu par les gens qui m'entourent pour ce que je fait, scolairement ou pour mon compte personnel. Cette stimulation me permet, m'a permis de faire des choses assez intéressantes : un compte rendu qualifié de très-très bien, un édito qui a fait rire des gens, un blog. Mais dans une configuration tel, je vis pour les autres, ou plutôt pour l'image de moi que les autres me renvoient.
Savoir que je ne vais rester ici au plus 5 mois, que l'année scolaire se termine dans un mois et demi, et qu'après il n'y aura plus rien ne me donne aucun courage.
Peut-être ai-je atteint le nirvâna bouddhiste, qui par l'extinction de mes désirs, va entraîner la fin du cycle de mes réincarnations : Je vais être ni chat, ni limace, mais néant.
La certitude du challenge qui arrive est la seule chose qui me permet de subsister de manière raisonable.
Je suis un rigolo, enfin j'en donne l'impression aux autres. Je fait aussi tout pour montrer que derrière mon coté rigolo il y a un homme très fort, qui a surmonté des épreuves et qui à su se relever de beaucoup de choses.
Que nini.
Mais la vie n'est pas aussi simple, je ne suis pas prêt pour une telle remise en question.
Pourtant, je n'ai pas le choix.
Je redeviendrai drôle quand un sourire se dessinera sur ma bouche.
Idées créatives nocturnes
Si vraiment vous n'avez rien à faire...
Ecrit le mercredi 13 Avril 2005, à 22:50. Deux cent vingt-quatrième ticket.
Alors vous prenez une boule de polystyrène.
Vous la peignez en gris.
Vous-vous arrangez pour faire des trucs bizarres avec du fil de fer autour de cette boule en polystyrène.
Vous avez dès lors ce que je visualise comme étant le grand micmac géant.
J'ai une grande nouvelle : je fais parti du grand micmac géant.
En fait, mon cerveau est interconnecté à la grande marmite universelle des inconscients, qui est à son tour connectée à tous les autres cerveaux de toutes les personnes du monde entier.
Lorsque, alors que j'étais cantalien, la nouvelle du déménagement était tombée, un épisode de l'Instit' qui se déroulait dans les Pyrénées Atlantiques était passé à la télé.
Comme pour se moquer de moi, et me montrer que le directeur de la grille des programmes de France 2 lit mon blog*, l'épisode de l'Instit d'aujourd'hui se passait à Blesle.
Pour ceux qui n'ont jamais ouvert un atlas de la France, ou comme moi, qui n'ont jamais entendu parlé de Blesle, il faut savoir que ce village se situe en Haute-Loire.
Bon pour ceux qui ont gardé un sourcil interrogatif levé, juste comme traitement anti-ride, il faut savoir que la Haute-Loire est mon futur chez moi.
* : Absolument pas véridique
Je suis un être paradoxal.
Ben oui, j'aime bien.
Ecrit le mercredi 13 Avril 2005, à 19:43. Deux cent vingt-troisième ticket.
La majorité de ceux qui aiment écrire trouvent dans le gris, et plus globalement dans la dépression une muse éternelle. Bon après, faut voir ce qu'ils écrivent hein.
Moi j'aime le beau temps, j'aime la lumière, j'aime la joie. Je ne peux pas sérieusement travailler si des rayons de soleils ne me caressent pas, ou si je suis content au plus profond de moi-même.
Ma chance irritante fait que généralement je suis heureux, et donc j'arrive à formuler des phrases, et, lors de mes rares apogées, à écrire des trucs drôles.
Sauf que ces derniers temps je n'y arrive pas.
La positive attitude ça va un moment, après, ça saoul.
Sérieusement, quelque chose en moi est mort l'autre jeudi soir, cette petite chose qui me rendait éperdument heureux dès qu'il m'en était donné l'occasion. Maintenant, je survis plus ou moins, et je combats activement toutes les idées de déprime avec mon sabre laser-anti-idées-noires, mais non, la joie n'y est vraiment plus.
Bien sur, et c'est peut-être triste sur le super long terme, ce deuil n'altère en rien mon appétence pour les mots. Peut-être qu'au fond de moi je préférerais...
C'est tellement facile de faire un choix lorsque les possibilités sont réduites. Ce n'est pas pour rien que le 50/50 existe dans un certain jeu télévisé.
Mon avenir se joue en ce moment même, je dois faire un choix qui de toute manière est déjà fait, celui de la filière dans laquelle je serai l'an prochain.
Ma double attirance pour les maths et pour les lettres est totalement superfétatoire (et je suis vraiment désolé, mais ce mot est très bien à sa place). Etant donné le statut de la série S, il est tout simplement impensable de prendre L, juste pour le plaisir, parce que les lettres passionnent et que les chiffres n'intéressent que.
Je suis bien évidement persuadé que je vais passer à coté de quelque chose lors de mes futures années lycée. Il est inutile de se convaincre du contraire, la vérité est quelque chose contre quoi il est peu utile de combattre.
Diverses discutions avec mes chéries / mes poulettes m'ont redonné un petit peu d'énergie positive le week-end dernier. Le retour annoncé des températures estivales devrait me permettre de sourire avec franchise de nouveau. Je ne rêve pas trop non plus.
J'ai soif de moments agréables, plus qu'une soif, j'en ai besoin, j'ai besoin de recharger mes batteries d'une manière où d'une autre.
Je veux juste un nuage de ciel bleu sur mon horizon couvert.
On a tous un ver à soi
Et aussi un ver à laine... Oui, j'ai honte.
Ecrit le dimanche 10 Avril 2005, à 14:00. Deux cent vingt-deuxième ticket.
Paul Verlaine est né le même jour que moi !
Ce genre de détail fait parti de ceux qu'une vie entière peut ignorer. Pendant des années, voir même des décennies, ont peut passer à côté de ce genre d'informations. Mais quand enfin, on s'en rend compte, la fierté éprouvée est totalement indescriptible.
Et Oui ! Et Toc, je suis né le même jour que Verlaine, tralallalalére.
Vincent Van Gogh est lui aussi né le même jour que moi. Apparemment le 30 Mars est un jour d'artiste. Si les autres artistes importants sont nés à d'autres jours c'est tout simplement à cause de soucis logistiques facilement concevable, de registres, d'états civiles, de numéro de sécurité social et de gestion du répertoire d'identification national qu'il aurait fallu repenser et concevoir autrement si le nombre de naissances avait dépassé 999 le mois de mars.
Ne riez pas, c'est tout à fait véridique.
Le seul nuage dans ce ciel vaniteux est Céline Dion qui a malgré tout réussi à naître ce jour sacré, rien que pour casser ma théorie présente. Mais je le dis tout de suite, il m'en faudra plus pour que je revienne sur ma décision :
Le 30 Mars est un jour saint.
Bullshirt
Relisez le titre du ticket.
Ecrit le samedi 09 Avril 2005, à 18:16. Deux cent vingt et unième ticket.
A la maison, c'est l'orgie des vêtements en ce moment.
La perspective du déménagement fait que nous tous faisons les fonds d'armoire, et retombons sur des trucs immettables. Rien que d'imaginer qu'un jour ils ont recouvert notre peau nous rends rouge de honte.
Mais parmi ces guenilles, il reste encore quelques perles rares, des fringues rares, introuvables, ou prestigieuses, des trucs originaux.
C'est ainsi que mon armoire va comptabiliser dans ses membres deux nouvelles recrues tout à fait rares et exceptionnelles, mais pour qui il me faudra réaliser une longue réflexion sur comment et avec quoi les porter.
Première recrue : La veste en denim Levi's originale des année 1970, pas spécialement usée bien qu'un peu délavé, coupée année 70.
Soooo seventies !
Reste à trouver les couleurs avec quoi la faire ressortir, le tee-shirt adapté, et le jean / pantalon de rigueur.
Deuxième recrue : La chemise Elbeco officielle du NYPD. Il semblerait qu'un frère l'ait ramené lors d'un de ses premiers périples, mais l'estampille Elbeco qui est LA marque qui fait les uniformes officiels (aux States) laisse perplexe. Je me demande comment il a bien pu l'obtenir, et j'espère de tout coeur qu'aucun homme n'est mort pour cette chemise.
La diminution de la fréquence de l'écriture des tickets est la conséquence directe de mon immersion complète dans la réalisation du site de l'association clermontoise Articrafti.
Vu la prise de tête que ça représente, après avoir régler mes soucis de compatibilité entre les navigateurs non normalisés (IE ?), l'esprit est plus apte à tuer des gens sur GTA Vice City que d'écrire quelque chose de drôle pour son blog.
Et oui, je l'avoue, mon petit plaisir dans ce jeu, c'est de rouler super vite sur les trottoirs.
You Lose.
D'ailleurs, des âmes en trop me réclament.
Fin de l'attente
Enfin la fin
Ecrit le dimanche 03 Avril 2005, à 13:43. Deux cent vingtième ticket.
Quand on ne veut absolument pas qu'une chose se réalise, elle a d'avantage de chance de se réaliser. C'est statistique. C'est irréfutable.
Je parlais dans
L'attente latente sous une tente de mon état d'appréhension intense, de doute, de stress, et de peur quant aux demandes de mutations que mes parents avaient effectués. A vrai dire, ma seule source d'inquiétudes, c'était la mutation au Puy en Velay.
La source est devenue ruisselet, le ruisselet est devenu ruisseau, le ruisseau est devenu rivière, la rivière est devenue fleuve, et le fleuve s'est jeté dans la mer.
Jeudi soir, je m'y suis noyé.
En effet, les résultats sont tombés, et c'est en effet le Puy en Velay que je vais avoir le plaisir de découvrir l'année scolaire prochaine. Comme la
Marmotte, je vais déménager, je vais avoir peur, je vais m'inquiéter, je vais rêver, fantasmer, idéaliser. (Bon, je ne sais pas si elle a fait tout ça ...)
Il va donc falloir que je refasse mes preuves dans un environnement inconnu, que j'apprenne à apprécier les gens qui y vivent, mes futurs amis, la ville en elle-même.
Je ne devrais pas m'inquiéter. Toutes les personnes qui me parlent du Puy le font presque avec les larmes au bord des yeux.
La ville a du charme. Une âme.
Rien qu'en voyant quelques photos trouvées assez facilement sur Google image, on se rends compte que c'est une belle ville. Y'a même des bus. Enfin il semblerait.
Je vais enfin connaître les joies d'un grand lycée (dixit S.) je vais rencontrer plein de nouvelles gens, je vais y passer mon bac... Waou.
Il n'empêche que le départ risque d'être difficile, pour moi et pour mon environnement.
A Suivre !
Correspondances insolites #2.1
Ecrit le dimanche 03 Avril 2005, à 12:44. Deux cent dix-neuvième ticket.
Vous m'avez bien utilisé !
Je suis rentré dans votre famille il y a 23 ans. A l'époque j'étais tout simplement le meilleur. Je vous permettais tout simplement d'être un petit peu plus beau ou belle, j'étais pratique, peu encombrant, et fonctionnel. Je savais même générer une petite brise ou un vent fort.
Bon, j'étais un peu bruyant, d'accord.
Durant toutes ces années, j'ai servis, presque tous les jours. J'étais devenu votre meilleur compagnon, et même indispensable. J'étais l'étape inévitable sans laquelle il n'était pas concevable de sortir dans le monde.
Beaucoup de têtes se sont succédées, et jamais je n'ai refusé de les servir, je traitais ces étrangers comme s'ils faisaient partie de ma famille.
Bon, il m'arrivait de temps en temps de m'essouffler quand on m'utilisait trop longtemps, mais c'était rare, et c'était court. Jamais, JAMAIS je ne vous ai laissé tomber.
Je suis déçu. J'avais toujours pensé que vous me l'auriez rendu un jour. Et bien non.
Il a suffit d'une seule fois, une petite erreur de ma part. Pas encore très bien réveillé, une main impatiente m'a allumé. Je me suis mis à chauffer de toute mes force, mais j'en ai oublié de souffler. Je suis devenu tout chaud, et tout rouge de honte. Ma protection ma empêché de chauffer d'avantage. Mais à vos yeux, c'était trop tard, j'étais un criminel.
Tout de suite j'ai entendu crier : Mon dieu, il a grillé, il ne marche plus, comment vais-je faire pour mes cheveux ? Comment vais-je sortir ? Vite il m'en faut un nouveau, vite il faut le remplacer, au moins avant lundi ! C'est impératif !
Mais aucune considération amicale, aucune parole de soutient, rien que l'expression d'une haine gratuite, comme si je vous avais trahi.
L'après-midi même, un
Calor prenait ma place. Vous m'oubliiez déjà.
En fait, vous autres humains, vous n'êtes que des égoïstes.
Que le nouveau vous électrocute.
Votre ancien Sèche-Cheveux.