Retour rocambolesque
Sonnez ce qui est sonnable, je suis de retour.
Ecrit le dimanche 27 Fevrier 2005, à 18:02. Deux cent unième ticket.
D'un râle de plaisir, je relance mon ordinateur chéri, et j'ouvre mon silencieux mais fidèle compagnon qu'est Word.
Ce séjour est assez spécial dans son genre, et je crois qu'il ne serait pas trop hors de propos d'avancer qu'il s'est révélé être spécialement bizarre.
J'aurais même envi de dire qu'il a été étonnement jouissif, mais il ne faut pas non plus trop pousser le vice.
Déjà, il m'a été donné de lire un nombre assez scandaleux de livres en si peu de temps, ce qui aurait sans doute mis hors de leurs gonds Douglas Adams et Amélie Nothomb, si seulement ils l'avaient su. Mais je vous rassure, si jamais un auteur venait à passer sur mon blog, que le plaisir et la jouissance n'a pas été mise de coté lors de ces lectures marathoniennes qui avaient pour but unique de me faire oublier l'ennuie boueux dans lequel j'étais empêtré. Et pourtant, ce n'est ni moi, ni une esthéticienne de chez Yves Rochet qui viendra désavouer les bienfaits reconnus depuis des millénaires de la boue appliquée sur la peau.
Mais l'ennuie boueux, c'est autre chose, ne nous trompons pas.
Il faut vraiment que vous compreniez que j'ai été victime de tous ce qu'un être plus ou moins tordu, mais néanmoins normalement constitué et âgé d'un certain nombre d'année à faire pâlir des nouveaux née, bien que généralement il en faille beaucoup moins, et c'est bien connu, pour faire pâlir ces petites choses.
J'en ai même été amené à écouter un album de IAM qui s'était retrouvé, par un hasard technologique assez époustouflant, sur le disque de mon ipod.
Avant que vous ne fermiez la fenêtre, je peux vous assurer tout de suite, l'ipod a failli y laisser la vie, mes oreilles aussi, et mon bien-être, n'en parlons pas. Il est juste des épreuves qu'un jeune homme se doit d'affronter, et écouter un album d'iam en fait partit.
Au même titre d'ailleurs que de se colorer les cheveux en carotte, que de lire un numéro de Jeune et Jolie, ou de sortir une tarte aux courgettes du four sans les gants.
D'ailleurs au propos de la coloration, j'ai quelques réclamations à faire. Bon, pas trop fort non plus, parce que je vais finir par donner l'impression que je voulais vraiment avoir les cheveux roux.
Je crois qu'il est temps pour le plus sensible des lecteurs de fermer les yeux, ne t'inquiète pas, je te dirais quand tu pourras les rouvrir.
La coloration n'a pas tenu longtemps. Rien que le lendemain matin en me lavant sensuellement mes cheveux carottes avec mon shampoing Jacques Dessanges - Toutes la compétences professionnel pour vos cheveux - et bien je me suis vite rendu compte que la mousse était Orange. Et mes cheveux beaucoup moins.
Pour comprendre mon état, imaginez que vous êtes une carotte.
Déjà une carotte, c'est commun, tout le monde en a déjà vu une dans sa vie. Mais tout le monde n'a pas encore adressé la parole à une carotte. Vous ne savez pas ce que vous manquez, enfin, encore faut-il s'y prendre.
Mais généralement, il ne faut pas attendre que les carottes soient cuites.
(Avec ma chance, ça passera inaperçu)
Donc voila, vous êtes une carotte. Vous-vous êtes fait chier a pousser, a grandir dans de la terre, vous avez jouer a la guerre des étoiles avec un espèce d'idiot de ver qui voulais vous manger, mais vous avez survécu. Vous avez été retenu par votre tendre agriculteur et avez été acheté par une dame qui portait une robe pas très très jolie, mais à qui on ne pouvait pas en vouloir d'être morne.
Donc cette dame s'apprête à vous laver, et hop, dès que l'eau coule sur vous, vous vous décolorez et devenez toute blanche.
Pas très prestigieux pour une carotte d'être blanche.
Donc mes cheveux étaient particulièrement déçus.
Mais bon, tant pis, qu'à cela ne tienne, ils gardent un petit reflet noisette ainsi qu'une profonde soif d'anarchie, sur laquelle je ne m'étendrai pas.
Ami trop sensible, tu peux rouvrir les yeux.
Quoi que ...
Etant donné que je n'avais vraiment rien a foutre, que j'avais lu mes livres, et écouté IAM, je me suis retrouvé dans les bas-fond de l'ennui.
Je ne me suis pas arrêté là, je les ai exploré ! En regardant le tournoi des six nations sur France 2.
Samedi j'ai pu vivre un jour de beaufrie assez incroyable en bafouillant des choses incompréhensibles devant les actions ratés des bleus. Le contexte beauf dans lequel je baignais ne m'aidait pas.
Enfin le match s'est terminé, je suis sorti de ma torpeur, et j'ai enfin pu prendre conscience des choses qui m'environnaient.
Une de ces choses, un oncle, marmonnait de désespoir. Moi j'avançai : « C'est frustrant ».
Et à ce moment, j'ai vu dans les yeux de cet oncle qu'un déclic venait d'avoir lieux dans sa tête, car je venais de lui offrir le mot qui résumait avec précision l'état qu'il vivait : la frustration.
- Ho que oui, c'est frustrant.
Ce sont les seuls échanges que j'ai eus avec cet oncle. Bien plus puissant que « passe moi le sel », et biens plus original que « passe moi les glaçons », le fabuleux « c'est frustrant ».
On sous estime trop souvent la puissance et la force de quelques mots.
Dernière chose, j'ai enfin trouvé quel allait être mon tout premier objectif de vie, et c'est d'acquérir une Mini.
La voiture.
Mes parents ont ris à cet aveu.
En mal d'inspiration intergalactique
Ou comment faire genre d'en avoir quand même [par Eliness et Missy]
Ecrit le dimanche 27 Fevrier 2005, à 13:26. Deux centième ticket.
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Après la pluie, le beau temps !
Je suis heureux
Ecrit le mardi 22 Fevrier 2005, à 23:46. Cent quatre-vingt-dix-neuvième ticket.
Non, en fait, je jouis.
Voila, normalement je devrais être en train de me morfondre sur mon propre sors, parce que ma vie est très triste, parce que je pars demain, enfin pour ceux qui n'auraient pas suivi, demain c'est départ famille, mais pour cela je vous invite à la lecture du ticket suivant.
Mais pourtant, tout va bien, je danse en pliant mes tee-shirts, j'ai pleuré lors des adieux à la deuxième partie de Super Nannie, j'ai envi d'être gentil avec tous le monde, j'ai même envi de voir maintenant, tout de suite, des gens que je n'aime pas trop en ville qui sont :
Une bibliothécaire qui m'a toujours donné l'impression d'être, avec les livres, en trop dans cet espace clos.
Une commerçante qui m'a toujours donné envi de faire un hold-up tellement elle avait deux de tension.
La machine automatique de la poste que je n'ai jamais réussi à comprendre.
Une boulangère, à la face trop cuite, qui m'a toujours fait peur, et qui continu de me donner mes croissants aux amandes bien qu'elle sache que c'est très mauvais pour ma ligne.
Bref.
Dans l'état où je suis, je me pose un tas de questions affreusement sans réponses. Mais il y a une grande question qui trotte au galop dans ma tête, et je fini par me demander si je ne vais pas me mettre au tiercé.
Bon ok, moyenne celle là.
Cette question est simple, et je pense, tout le monde, chaque personne se l'est deja posé une fois un jour.
Comment une demi baguette voit-elle la vie ?
[Transition tralalallala]
Le récit des réflexions d'une baguette.
« Lala, je suis une quoi ? Hum, je vais m'appeler ... oui, je vais m'appeler, baguette ! Oula, mais qu'est-ce qu'il fait chaud. Han mais que vois-je ? D'autres longues choses qui me ressemblent ! Ce sont donc d'autres baguettes.
Bon c'est un peu long ! Mais, tien, une petite bise d'air frais vien chatouiller mon visage (oui, c'est poétique une baguette) (La Poétie c'est un tout petit patelin de Chine, par ce que c'est bien connu, les baguettes, sont chi...) Nous allons toutes pouvoir sortir de ce ... appelons ça un four ! oui, nous sortons toutes de ce four ! »
Quelques temps plus tard, la baguette se retrouve dans ce que je vais appeler un cube à baguette, où elle attends son tour
« Salut les amies baguettes ! Quoi ? Comment ? Vous vous êtes appelées autrement ? Moi je trouve que baguette ça nous conviens bien... Vous aussi ! c'est super alors, on va se comprendre. Bon, qu'est-ce que vous allez faire de votre journée de baguette les filles ? vous comptez allez voir les pains ? ouais ça fait peur je trouve aussi »
Heureusement, le client arrive
« AaaaA, AaaaA, mais on me porte ! mais c'est marrant ! wa, et puis on m'habille, j'en étais sur qu'on m'habillerais, le chausson aux pommes me l'avais bien dit, nous étions nues, nous autres les baguettes, ça ne le faisait pas, alors ce petit bout de papier c'est pour nous recouvrir, c'est ingénu mais tellement génial! Bon quelle est cette autre main qui me prend ? pas trop désagréable d'ailleurs »
Mais le client à un petit enfant de 6 ans
« Bon vous autres, vous allez bien ? aaa, mais ne me chatouille pas les pieds petit garçon, aa ! mais AIIILEUUU mais pourquoi mais aaaaaaa !! mais heu ! comment tu ose espéce de petit garnement, comment tu ose me couper le pied ! Comment je vais faire maintenant pour aller retrouver les copines le soir ? Petit garnement ! Tu vas souffrir »
Le repas passe, toujours avec le même acharnement de la baguette. Enfin, la baguette se retrouve seule dans la cuisine
« Pourquoi tant de haine, pourquoi tant de souffrance dans ce monde si cruel ? Bon voyons voir autour de nous. Enfin de moi. Je suis dans une ... ça sera une cuisine, oui, cuisine ça sonne bien. Bon admettons, qu'est-ce que fait cette cuisine. Ca ne bouge donc jamais une cuisine ? Ça m'inquiète. Pourquoi ce silence ? En fait non, pas vraiment. C'est un silence bien particulier, qui s'égrène avec le temps, dirigé par cette chose bizarre, je vais dire que c'est une horloge.
Ce silence me stresse, c'est assez gênant, et personne ne veux parler. Je suis amputé de la majeure partie de mon être et personne à qui parler ! Mais quelle honte, c'est quoi cette vie de caca ? Je demande à retourner au chaud dans mon four.
Mais qu'est-ce que se passe ? J'ai l'impression de sentir mon bas se raidir ! àaa je n'arrive plus a bouger ! Je suis en train de me raidir, de ... ran ... de rancir ! Mais ça remonte !
AAAAAAAAAaaaaaaaaa.
J'ai l'imhéchion heu cheu fé houwiwwe. Au fecour !
Che heu me chen flu hu houu.
Cheu meuuww.
Aaaaa. »
Traduction en sous-titrage des derniéres répliques :
AAAAAAaaaaaaaa.
J'ai l'impression que je vais être dans l'obligence de mourire maintenant. Doux prince charmant, pain aimant, venez me sauvez, venez à mon secours.
Je ne sens plus du tout les parties qui me reste, comme si j'étais paralysée. Plus du tout.
Je vais être dans l'obligeance de vous laisser là, cher public.
Aaaaa.
Bonnes vacances à ceux qui restent et à ceux qui partent après.
Je reviens dimanche soir.
Nota : Cloux et Léa ont pour mission de préparer quelque chose pour le numéro 200. Elles blogsitteront donc mon blog... Ce sera surprise pour moi, et surprise pour vous, pour tt le monde !
Le récit d'une décrépitude
Paragraphe Premier
Ecrit le mardi 22 Fevrier 2005, à 19:56. Cent quatre-vingt-dix-huitième ticket.
Pré requis pour comprendre ce ticket :
1. Se munir d'un vieux tourne-disque 78 tours. Ecouter dessus un disque au choix, pendant 3 minutes.
2. Balancer violement quelque chose sur la tête de lecture, une pantoufle, un vase, une télé, un ipod, bref, quelque chose.
3. Ecouter l'effet produit.
Pour ceux qui n'auraient rien trouvé à jeter sur le tourne-disque 78 tours, asseyez vous devant votre télé (que vous auriez tout de même pu jeter sur le tourne-disque) et attendez une dizaine de minute.
Ce son est à la mode, donc forcement il jaillira a un moment ou a un autre de la télé.
Ceci étant fait, gardez bien ce son dans la tête. Merci.
Il était une fois une douce ville des Pyrénées où les ours étaient plus importants que les hommes. Y vivant un gentil personnage qui avait dix-huit ans moins trois et qui passait son temps heureux avec ses amies. Des fois il se baladait dans la ville, d'autre il se colorait les cheveux en carotte noisette. Il lui arrivait même de pénétrer par effractions dans diverses usines désaffectées.
[Insérer ici le fameux son]
Mais un jour son ciel se couvrit de nuages...
[Talalalin]
« - Pat', on devrait aller a Montluçon après demain et revenir dimanche.
- (moi, m'étouffant avec mon grains de riz) Mouahhahahha, hihihih ! Vous voulez dire vous ?
- non, nous, tu viens avec nous.
- (agonisant avec mon grain de riz) gckco ... heu quoi ?
- Bein oui.
- Mais même vous, vous n'en avez pas envi.
- Justement, il faut être solidaire.
- [Mon &#@ oui] Mais heu ! »
[Touptouptoup tilililing]
Nous retrouvons notre héros le lendemain, en pleine teinture avec une copine.
« - Y'a pas je vais tout faire pour ne pas y aller
- Ouais faudrait que tu essaye !
- Ouais, je vais essayer de mettre en avant le fait que je risque de rater mon année de seconde si je ne révise pas toutes ces vacances !
- Pat', tes parents te connaissent.
- Bon je vais dire, je sais pas ...
- T'a qu'à dire que je déprime, et que j'ai besoin de toi !
- Oui, mais ça, ça a déjà marché une fois !
- bon alors je sais pas.
- Je trouverai bien »
[Tamtam tam lalalalla]
Et maintenant il est rentré, il est dans sa famille, et essaye de sauver son bout de pain
« - Non, mais j'ai vraiment pas envi
- Oui mais c'est un des derniers éfforts qu'il te faudra faire
- (A ouais, ils vont tous mourir ?) Oui alors pourquoi le dernier, c'étais pas le précédent ?
- là n'est pas le probléme
- (cool, y'a pas de probléme) mais je ne suis pas indispensable
- si
- non
- si »
[Troumlalalalam]
La situation n'a pas changé, pourtant 7heures se sont écoulées
« - non
- si
- en fait oui
- Mais non !
- Hihihi, j'ai gagné !
- hum
- [j'aurais essayé] bon ...
- De toute manière, tu viens, il n'y a pas à discuter. »
[Troum troum troumtroum troum troumtroum troumtroum troumtroum]
Le vaillant Pat' sera donc obligé de nous quitter, malheureusement, et contre son gré, il va devoir s'exiler dans la ville effrayante, et devra à plusieurs reprise monter les marches d'habitations verticales, et devrai tout faire pour ne pas se faire ni agresser, ni violer, par tout ce bouillon.
A suivre.
Je suis une citrouille
Agence Tous Risques de retour
Ecrit le mardi 22 Fevrier 2005, à 11:26. Cent quatre-vingt-dix-septième ticket.
Le truc marrant avec
l'Agence Tous Risques c'est qu'on est amené (malgré les intempéries, le froid, la neige, le mauvais temps, le vents, et les grand-mères soûlantes) à faire des choses particulièrement fantasmagoriques.
Malheureusement il nous arrive aussi de faire des choses tout à fait ridicule et bête, car il en faut bien de temps en temps, aussi. Quelques originalités n'ont jamais tué personne.
Bon je dois avouer que j'ai un peu peur quand même pour nous, parce que ça devient de plus en plus foireux.
La dernière fois, alors que nous avions pénétrés dans une vielle usine pas encore désaffectée, et que nous marchions tranquillement, cherchant le moyen de pénétrer dans un des locaux vidé, un camion et son camionneur a tout simplement décidé de venir se garer juste a coté de nous.
Ce jour là, nous avons courus, le camionneur aussi, mais pas trop, et S. a même failli se faire percuter par un train qui avait décidé de passer sur ces railles là à cette heure.
Donc hier, nous avons décidé de faire plus soft. Déjà parce que nous avions tout simplement pas vraiment de raisons légitimes d'aller en ville, mais aussi parce que nous avions été un petit peu calmé par les risques que nous avions pris la dernière fois.
Nous sommes donc allé au Leclerc, par ce que le Leclerc est un lieu incroyablement utile le lundi quand tous les commerçants sont fermés, et même les boulangeries, ce qui au final est assez frustrant.
Donc nous avons fait nos emplettes comme il le fallait, et voyant qu'il y avait une trop grosse queue (d'attente) aux caisse, nous sommes allés feuilleter les magazines. Comme nous sommes lycéens, nous avons feuilleté Phosphore qui propose d'ailleurs un article intéressant sur comment ne plus penser à la honte. Mais nous, on en a pas besoin.
Au moment de reposer phosphore, on tombe de manière tout a fait fortuite sur la pub de fin de Phosphore, qui est en fait une pub pour Color Pulse, qui permet de se colorer les cheveux de la couleur qu'on le veux.
Petit regard complice avec ma coéquipière de Agence Tous Risque, et on jette le magazine Phosphore et on se dirige en courant et gloussant vers le rayon coloration.
Enfin on trouve le rayon Color Pulse, on regarde tout. On voulait être blonde.
Malheureusement, ça n'existe pas pour cheveux châtain clair, donc on prend l'Orange, parce que orange c'est marrant, et ça donne la banane.
On paye, on part, on rentre chez S. et on essaye.
Au début tout se passe bien, on lit la notice, rien de bien compliqué. On amène aussi une tablette de chocolat pour faire passer le temps, et au cas où nous aurions besoin de déprimer.
Les différentes étapes se passent sans aucun problème, sauf que je me fous un peu de la teinture partout sur moi, mais bon ce n'est pas grave, être une citrouille, ça n'a jamais tué personne
Après 30 minutes, et un séchage, enfin le résultat apparaît.
Ouf nous ne sommes pas des carottes.
Le résultat n'est pas particulièrement laid, mais en tout cas, pas fabuleusement orange.
Mission accomplie.
La Vie : Mode d'emploi
Premier paragraphe : L'éloge.
Ecrit le vendredi 18 Fevrier 2005, à 17:38. Cent quatre-vingt-seizième ticket.
Vous venez d'acheter un haut, et vous comptez le mettre aujourd'hui pour aller dans le monde, mais vous ne savez pas réagir fasse aux compliments, et bien ne cherchez plus.
Aujourd'hui, nous allons apprendre les différentes manières pour répondre aux compliments.
Chacune des propositions répond à la phrase « il est joli ton haut »
La simplette : Merci !
La recherchée : Merci beaucoup !
L'hypocrite : Merci, j'aime beaucoup ton haut a toi aussi !
L'hypocrite poussée : Merci, j'adore ton haut, dis moi, tu l'a acheté où ?
La dépressive : Au moins, y'a le haut.
La susceptible : T'as qu'a dire que je me sape toujours comme une coche.
La susceptible bis : T'as qu'a dire que mon pantalon est moche !
La prétentieuse : Oui, moi aussi, j'aime bien.
La foutage de gueule : Oui, c'est pour ça que je l'ai acheté !
La prétentieuse bis : Oui, heureusement qu'il y en a qui ont du goût ...
Le timide : Merci, c'est gentil, mais je sais pas si il est si bien que ça en fait.
Le peureux : Mérm... Merci.
La dragueuse : Merci c'est gentil, tu t'appelle comment ? Très jolie coupe de cheveux !
La dragué : Même pas en rêve chouchou.
L'ex : Merci ... au fait, tu es ?
Le ringard (a qui on a menti) : pff
Inutile de préciser que toutes mes réponses faites dans la vie réelle sont sincères
Evidement ...
Résolutions Check Point
Là où on check les points.
Ecrit le dimanche 13 Fevrier 2005, à 13:46. Cent quatre-vingt-quinzième ticket.
Voila maintenant un mois et treize jours que l'année 2005 a commencé, et je vais faire un petit point sur les bonnes résolutions que j'ai prises, juste pour savoir où j'en suis.
Résolution #1 : Se mettre à fumer. (Prise en commun accord avec E.)
Pour le moment, nous n'avons toujours pas eu le courage de réellement nous y mettre, mais nous sommes sur la bonne voie (enfin, je crois)
Résolution #2 : Perdre du poids.
Ce n'est pas du tout ça. J'en ai même pris. Bon au début de l'année, ça allait : je n'ai pas pris un gramme durant les fêtes, mais j'ai pris 2kg depuis leur fin. Je vais donc arrêter de me jeter sur les croissants aux amandes dès que je vois des boulangeries, et je vais réduire le chocolat les soirs devant Ally McBeal.
Résolution #3 : Se mettre à travailler.
Bon alors là, c'est la cata. Je fout a vrai dire un peu plus rien qu'avant, sauf quand je n'ai pas l'impression de travailler (en français par exemple) donc c'est oh, oui, la cata.
Résolution #4 : Etre gentil.
Echec cinglant là aussi. Et ça s'aggrave. Je suis acide avec les gens avec qui je ne veux pas discuter, je suis égoïste comme jamais, et je suis introverti comme personne.
Résolution #5 : Arrêter de mettre de l'argent dans tout et n'importe quoi.
Je suis bien parti, étant donné que j'ai réduit mes passages à la petite boutique d'art, et que je commence à voir que le compte est en train de se vider petit à petit. Il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser, oula non, jamais !
Résolution #6 : Se comporter normalement.
Très, mais alors très mauvais début d'année pour cette idée. Et c'est de pire en pire. Ce n'est pas en chantant le générique des télétubbies en étude ni en dessinant sur le tableau différents truc pseudo humoristique ou en faisant la chorégraphie des Bee Gees que je vais m'arranger. Il me faudra sans doute de l'aide.
Bon je suis bien loin de mes objectifs, et a liste présentée ici est bien peu exhaustive.
Il faut que je me concentre maintenant sur mes 150 pages journalières, ainsi que sur la rédaction d'un édito.
Courage moi-même.
Ps : Le blog à enfin un nom, un nom que je voulais depuis longtemps lui donner, mais que jamais je n'avais osé.
La petite fille aux craies m'a fait accepter ce nom. Lit-elle dans les pensées ?
Moi je dis non !
Avec Narta
Ecrit le mardi 08 Fevrier 2005, à 19:21. Cent quatre-vingt-quatorzième ticket.
Ho souffle d'inspiration, inspire moi !
J'ai toujours trouvé cette phrase bête, parce qu'un souffle d'inspiration qui inspire, c'est bête. Au moins, c'est dit.
Corinne Charby vivait sa vie à pile ou face, elle avait de la chance. Moi ça va si vite que je n'arrive plus a en voir ni la face, ni la pile. J'en suis à un point où je pourrais remettre l'oiseau dans sa cage, c'est affreux.
Seul ceux qui ont passé des tests chez un opticien, ou qui se sont amusés petit avec science et vie junior (huhu) vont comprendre.
Pour les plus perplexe : cherchez oiseau cage "illusion optique" sur google. Les autres, tant pis pour vous.
Bon pour ceux qui n'auraient vraiment pas compris, j'ai pitié.
J'ai l'impression d'être dans un TGV qui va super vite. Bon imaginons que le paysage est le temps qui passe, et que en fait, toto avant de rentrer dans le magasin, il avait bien attaché son vélo, et que le TGV c'est ma vie. Bon, imaginons maintenant que je veuille ralentir un peu parce que en fait j'avais dit à quelqu'un de m'attendre au bord des railles pour papoter, et ben, hop ! Je ne me fais pas voler le vélo mais toto, lui, il ne peux pas, ben oui, il a beau être dans le TGV de ma vie, il n'a aucun contrôle dessus. Et donc la personne qui était venu m'attendre au bord des railles discuter La Ferme des Animaux de Orwell, et bien elle se fait happer par le souffle du TGV de ma vie et y laisse la sienne.
Oh la vache !
Bon tout ça pour dire que tout s'accumule. J'ai un peu l'impression d'être un pauvre monsieur qui porte une pile de livre. Mais ce sont des livres méchants, car ils grossissent et se multiplient (pff, c'est pervers un livre !) alors que le pauvre monsieur et bien il s'obstine à avancer. Mais au bout d'un moment la charge de livre devient trop importante, le gentil monsieur il titube de tous les cotés, hop un pied a droite, un pied a gauche, c'est la Carioca, et toi, sais-tu danser la Carioca ? C'est bien ! Fais tous comme le pauvre gentil monsieur avec ses livres ! Un pied a droite, un pied a gauche, tant pis si il faut dire au revoir aux autres danses.
Youpi, Youpi.
Mais aussi, j'ai l'impression d'être une larve. Bon là vous imaginez une larve.
Nan, pas une larve-larve toute petite, moi je suis une grosse larve de taille adulte, gabarit XXL pour les grosses larves [baveuses : censuré à la relecture]. Bon alors je suis une larve, et puis vous le savez, la larve, ça va pas vite, alors imaginez vous une larve qui va pas vite, et surtout, imaginez ce que pense la larve, qui comme elle ne va pas vite, voit tout aller trop vite.
Moi je dis qu'on ne considère pas assez l'avis des larves de nos jours.
Larves ? Bien plus qu'un métier.
Un métier à tisser.
Hihihi.
Bon c'est dans ces moments là que j'ai un peu peur.
Questions importantes !
Pour moi en tout cas
Ecrit le mercredi 02 Fevrier 2005, à 19:51. Cent quatre-vingt-treizième ticket.
Des fois, il m'arrive de réfléchir à des problèmes vraiment graves, vraiment importants, qui je vous assure, nous concerne tous !
L'histoire de qui de la poule ou de l'oeuf est arrivé en premier, c'est passé de mode, on s'en fout maintenant, il y a plus intéressant !
Oui, ma question, c'est : « Qui de la crêpe ou de la poêle à fait le rond »
Parce que bon là ce n'est pas comme le problème de la panure et du poisson pané. Je m'explique.
On est sur que c'est le poisson panné qui a fait la panure, et c'est pareil pour les calamars. Parce que le poisson pané et les calamars, ils existent depuis bien avant la panure, donc aucune erreurs possible.
Mais la crêpe, ça existe depuis plus longtemps que les poêles, et pourtant de nos jours, c'est l'arrondi de la poêle qui fait que la crêpe est ronde.
Mais ne nous trompons pas, les crêpes, et avant les galettes ont toujours été rondes.
Donc c'est la crêpe qui a fait que les poêles que nous connaissons maintenant sont rondes.
CQFD
La vie est un parcours d'obstacle.
Ces obstacles, ce sont les autres.
Ecrit le mardi 01 Fevrier 2005, à 12:15. Cent quatre-vingt-douzième ticket.
Je développerai un jour ceux que je considère comme autre
Des fois quand je suis seul avec moi-même (bon, en fait, je le suis pas vraiment seul, vu que je suis avec moi ... donc être seul c'est forcement être a deux, partant du principe qu'on est toujours avec sois même. Et être seul a deux, n'est-il pas le fondement de l'amour ? Donc je m'aime. CQFD.)
Bref ! Quand je me retrouve tout seul avec moi-même, il m'arrive de rêver d'un pays magique ou les gens seraient libres d'être, libre de chanter a tue-tête le générique des Teletubbies sans tout de suite être pris pour un imbécile, libre de faire des chorégraphies originales en cours d'histoire géo, libre de lancer un débat pour savoir si au final, c'est Dinky ou Tinky.
Nous sommes étouffés par les règles de conduites d'un monde qui ne convient a personne.
Pourquoi est-ce qu'être comme tout le monde le voudrait être, accepter sa partie enfantine, et d'en jouer comme d'une particularité, une qualité, enviable et envié par tous, nous envoi au rang des imbéciles ou des patates ?
Le paradoxe n'a-t-il pas le droit à sa place parmi nous ?
Je me suis fait traiter d'égoïste par diverses personnes pour plusieurs raisons, et celle qui m'a fait sans doute le plus rire, c'est le fait que dans mon blog, je n'ai même pas fait allusion au Tsunami asiatique.
Quand j'ai commencé mon blog, dans un contexte plutôt intime, inconnu de tous, lu seulement par mes yeux, je n'ai jamais fait aucune allusion au séisme qui a secoué Bam y'a un an.
Plus personne ne se souvient des 28 000 morts.
Le fait est que maintenant, c'est à la mode de médiatiser ce genre d'événement, et comme les médias sont les organes sensorials d'une grande majorité de personnes, les gens sont mobilisés.
C'est beau. Mais ça ne me fera pas changer d'opinion : 28 000 morts, 280 000 morts, c'est aussi important que la mort (l'assassinat) de 2 infirmières, ou d'un sans abris à cause du froid.
Tout cela, ce sont des morts en trop, alors pourquoi me permettrais-je de hiérarchiser ces âmes, en ne citant que quelques unes et en en passant la majorité sous silence ?
Moi je dis non.
Après, que mes intérêts personnels passent avant tout, c'est une forme d'égoïsme, je l'accorde, mais les arguments, ça se recherchent, et il en suffit d'un seul à coté de la plaque pour décrédité totalement les accusations.
A la longueur que
ses phrases se sont enchaînées, tellement tellement mélodieusement je dois l'avouer, un incroyable frisson à parcouru l'ensemble de mon dos, partant de l'occiput, s'épanchant sur les omoplate, entamant une longue descente pour enfin faire demi-tour au niveau du coccyx, et prendre exactement le même chemin de retour. Comme le phénix qui se régénère à partir de ses cendres, de l'étouffement de ce frisson est né des larmes qui sont mortes d'une chute sur le tissu de mon jean.
Le ticket incriminé est celui du Vendredi 28 Janvier 2005 à 18h34.
L'égoïste, il vous emmerde.