Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Merci France Telecom
D'avoir permis à nos hommes ... hum ?
Ecrit le jeudi 18 Aout 2005, à 23:58. Deux cent soixante-neuvième ticket.
Je vous écris, et vous allez sans doute être très content pour moi, assis sur un tabouret Vache avec des roulettes, devant mon ordinateur fraîchement déballé, connecté par Wifi à une livebox à l'autre bout de la maison, elle-même relié à l'adsl qu'on m'a activé deux jours après en avoir fait la demande. Moi qui espérait secrètement une période de coupure avec le monde d'Internet, c'est franchement loupé.
Je ne pourrais donc pas me mettre à l'écriture d'un roman, encore moins à la déco de ma chambre, et même, je n'ai plus de raisons valables pour ne pas rester enfermé dans ma chambre.
Je commence déjà à prendre mes marques dans ce nouvel espace que va être ma chambre ces prochaines années. Par exemple, mon narcissisme a déjà repéré la vitre de ma fenêtre comme miroir de secours la nuit. Mes livres ont trouvé leur place sur une étagère, nouvelle venue dans la maison. L'innovation de la rentrée 2006, ou tout du moins du déménagement, est que ces livres seront rangés par ordre alphabétique (mais aussi qu'ils auront tous le privilège de prendre la poussière en plein jour, grâce au trie réalisé, entre autre).
Mais tout n'est pas encore parfait, ce qui est normal vu que je ne suis chez moi que depuis hier. Et encore, hier, les déménageurs étaient là. Un nombre relativement amusant de cartons reste à attendre l'ouverture.
Et puis, zut, je serai réellement chez moi le jour où ma chaîne hi-fi sera branchée, la livebox configurée, et la régularité de mon transit intestinal retrouvé.
La découverte de Le Puy en Velay est, jusqu'à maintenant, drôle. Les gens qu'on y croise sont différents que ceux que je rencontrais, avant, dans les rues de Oloron-Sainte-Marie. Il y a même des personnes que ma venue déboussole : Un type plutôt ringard et rougeaud, d'apparence mal dans sa peau a semblé être dérangé par mes tong Quicksilver que j'usais dans les allées du Supermarché le plus proche.
Le voyant, sans voix, examinant mes pieds, je décidai de le fixer à mon tour. Un petit triangle du regard se créa alors, bien qu'il fût très vite interrompu par mes tongs qui ne pouvaient regarder personne d'autre. Et heureusement, car j'eus sans doute apprécié de la même manière la vue d'un tas de carcasse de vache dépecés à la place de cet homme.
D'ailleurs, peut-être qu'il est inclus dans les moeurs locales que les vaches dépecées ont pour habitude de faire leurs courses au Géant. Ca expliquerait bien des choses.
Bref.
Très vite, cet homme gris (ou cette vache dépecées, en attente de plus d'infos) prit conscience de mon regard. Nos yeux se croisèrent, enfin. Naïf, je lui je lui fit part de mon étonnement avec mon sourcil gauche tout en gardant le sourire qui colle à ma bouche depuis avant-hier.
Violé dans son mal être par tant de bonne humeur, cet auvergnat frustré me catapulta en pleine face un regard à faire geler l'ensemble des océans de la planète.
Apercevoir autant de froid en un seul homme ne pouvait me faire réagir que d'une seule manière :
Je me suis retourné, et j'ai rigolé, laissant la carcasse de vache morte dans sa mauvaise humeur au milieu de l'allée du magasin.
Aussi, la toute première chose qu'un ponot m'a demandés, et ce, le plus courtoisement du monde, c'est, si par hasard, je n'avais pas de shit. Malheureusement pour ce jeunot qui avait du flairer mon ancienne proximité avec l'Espagne, je n'avais, et heureusement, rien de ce qu'il voulait sur moi.
Déçu, mais toujours très poli, il me salua dans les règles, ne manquant pas de me souhaiter une bonne journée. Dès que le jeune homme fut un peu plus loin, seul au milieu de pont, je me suis retourné, et j'ai ri.
Et encore, je ne relate que le plus marquant.
J'imagine que la découverte de Le Puy me réserve encore de bonnes rigolades, seul, au milieu des trottoirs.
A suivre ?
Un jour je vous reparlerai d'haricot rouge en gratin, promis.
PS : Un sourire à la bouche.
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