En cette douce soirée, je suis énervé. J'ai envi de balancer des catalogues La Redoute à tous ces immuables mollusques pour qui des personnes se trouent le cul à organiser des trucs sympas, pendant qu'eux, tranquilles, attendent que ça vienne, et si possible, commentent les failles de l'organisation.
Je suis né avec un défaut : celui de ne pas savoir que certaines choses sont impossibles. Mais aussi avec un autre gros défaut, qui m'empêche de baisser les bras même quand tout devient très dure.
Et bien, j'ai trouvé le remède à ces défauts, remède qui au prix d'une démoralisation totale, me permet de baisser enfin les bras, et d'arrêter de batailler pour rien. Oui, je les ai enfin trouvés, ces mollusques comparables à des sangsues, qui aspirent sans relâche mon énergie et ma joie de vivre, laissant derrières eux, un ado chargé d'une immense boule à l'estomac, boule de colère et de déception.
J'ai bien compris que ces derniers jours sur le sol oloronais allaient être rythmé par divers conflits ethniques entre le Béarn et le Bourbonnais, avec comme soldats, moi et mes amis.
Je sais que ces derniers jours ne seront pas parfaits, je ne l'espère même plus.
C'est une erreur sans doute de prendre à coeur comme je le fais, tous mes projets, mes idées, mes opinions. J'ose espérer qu'au dépend de ma joie, cela me conduira un peu plus loin
que les autres; et je sens que je resterai, original, fou, excentrique, mais surtout incompris, encore un bon nombre d'années.
En ce Vendredi 22 Juillet 2005, jour de l'arrivée du tour de france dans ma ville future, je redécouvre ce que c'est de se dire qu'on marche seul. Je pense que je suis en train de me transformer en une
Léa d'origine controlée.
Mais vraiment, ce soir, j'ai des envies de meurtres.
Edit de 23h19 : Rien de tel qu'un pique-nique dans la nature avec S. pour retrouver le sourire.
Le Boum
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