Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Constatation puis dépression
La fin d'un mythe ?
Ecrit le dimanche 10 Juillet 2005, à 16:30. Deux cent cinquantième ticket.
Je veux trouver la solution magique qui me permettra de tenir plus d'une demi page Word et d'éviter de tout fermer en perdant assez plaisamment ce qui vient d'être écrit. Je veux retrouver la verve qui m'a accompagné un certain temps, me dire qu'il est encore possible...
Suis-je vraiment un artiste, et finirai-je un jour Journaliste, si je commence déjà à me méfier de l'écriture, qui au début était pour moi un soulagement, qui est devenu ensuite une manière de briller, et qui est maintenant la preuve d'une certaine faiblesse de l'âme ?
Une source peut se tarir et disparaître.
Est-ce que je suis en train de suivre ce lent processus qui s'achèvera avec l'oublie de mes rêves et la mort de mon être ?
Le débit de mes tickets s'est franchement réduit. J'ai eu une période, peut être de profond mal-être, où je postais presque quotidiennement. Cette période est loin maintenant, très, très loin. Je vais mieux depuis mi 2004, c'est évident. Je vais peut être trop mieux, et secrètement, je préférerais ne pas avoir vécu tout ce que j'ai vécu, je préférerais aller aussi mal qu'avant, rien que pour avoir quelque chose à dire ici.
La solution serait bien sur de fermer ce blog, car la preuve est que ce blog n'a en fait servis qu'à me soulager moi-même, sans aucune autre prétention. Mais non, je refuse de baisser les bras aussi facilement, bien que les signes annonçant mon déclin sont visibles depuis septembre.
Je crois encore que je suis capable d'écrire. Enfin non, je ne crois plus vraiment à ça.
Je me remet en question sur énormément de choses. Je perds en partie ma suffisance. Je n'ai aucun don, vu que je ne suis pas capable de l'utiliser plus d'un an.
Et Je n'ai même pas de trucs à dire.
C'est comme si je m'étais construit une estrade, ou plutôt une chaire de laquelle je racontais ma vie comme un prêtre aurait raconté la vie de Jésus. Des gens se sont rassemblés autour de cette chaire, pour m'écouter, me conseiller, me juger.
Maintenant, je me retrouve muet, devant cette foule de regards braqués sur moi. N'avoir aucun visiteurs m'aurait permis de ranger mes affaires et de partir discrètement mettant cet échec sur les faiblesses du bouche à oreille, ma non indexation dans les plus grands moteurs de recherches, ou encore d'autres raisons ne dépendant pas de moi.
Mais là je vois que j'ai été incapable. Incapable tout court.
Je le vis comme un échec.
Peut-être est-ce que je met la barre trop haut, jugeant qu'un trop petit nombre de choses peut gagner le privilège d'être publier ici. C'est sans doute pas loin de la réalité. Avant j'écrivais pour moi, maintenant, j'écris pour nourrir les autres, avant de penser à moi. Ca demande donc une sélection, une certaine censure. Je m'interdis d'embêter les gens avec ce que je suis, je ne veux pas non plus parler de mes problèmes de coeur. Ce que j'ai fait ces derniers jours n'est pas quelque chose de très intéressant, et je ne me permets presque plus de critiquer les autres gratuitement.
Il faut que je me pose et que je réfléchisse à la cible de ce blog, pour ensuite définir quels seront les axes éditoriaux envisageables ... Stop.
Je crois que j'oublis qu'au final, ce n'est qu'un blog, et seulement un blog.
Nota : L'incohérence profonde entre mes différents paragraphes traduit assez correctement le bordel qu'il y a dans ma tête en ce moment. Cela trahis aussi le doute, le doute qui monte et qui s'installe. La perte de confiance en soi.
J'ai donc beaucoup de travail sur moi-même à réaliser, je vais aller me plonger dans « Oser, Thérapie de la confiance en soi » par Frédéric Fanget. Oui, ce livre était dans ma Wishlist amazon, mais aussi, et je l'ignorais, dans la bibliothèque familiale. Je n'ose pas déclarer de blog en stand-by, de peur de le regretter, je regrette toujours ce que je fais.
http://www.pascail.com/blog/tb-pwal.php?id=250