Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Faites de la Zik
Expression (c) Agathe S-L
Ecrit le jeudi 23 Juin 2005, à 15:32. Deux cent quarante-troisième ticket.
Le destin s'en prend a moi, aussi a mon groupe d'amis, et je crois qu'il ne me lâchera pas de si tôt. Et même, à la limite, et alors ?
Fête de la musique !
J'ai vécu ma première fête de la musique paloise (qui se passait donc à Pau). C'est donc un parfait dépucelage (de la fête de la musique paloise seulement) qui s'est déroulé dans des conditions fabuleusement risibles, où il nous est encore arrivé absolument tout ce qui peut arriver de ballot dans une soirée.
Mais nous avons de la chance, tout ce qui nous arrive est ballot sans être grave, ce qui fait qu'on peut en rire légitimement après.
Nous qui ne sommes absolument pas organisé avions prévu de prendre le train de 12h50, train qui nous aurait laissé une demi-heure plus tard en gare de Pau, là où J. nous aurait conduit chez lui pour poser nos affaires. Alors que la SNCF ne nous avait jamais posé de lapin, et que nous lui faisions profondément confiance, celle-ci a choisir, sans doute rien que pour nous, de remplacer le train de 12h50 par un bus partant a 12h32.
Nous, qui arrivons à la gare d'Oloron, tout content, a 12h40, avons vite déchanté.
Cependant, il en faudrait plus nous démoraliser, nous attendons donc patiemment deux petites heures, pour prendre le train suivant.
Tout se passe bien, heureusement, on arrive enfin à pau.
Quelques petits soucis d'organisation habituels, petit narguilé, et enfin on va faire notre shopping avec S.
Une tenue, douché, épilé, et la fête a commencé.
Boum boum.
La fête de la musique à Pau est assez exceptionnelle. Une multitude de gens partout qui vont dans des sens différents, qui ne se connaissent pas, mais qui tous sont en train de vivre quelque chose de fort. Bon, il a de tout comme musique, partant de la reprise de Céline Dion jusqu'au DJ professionnel de Radio Nova qui Mix en direct.
On arrive a faire des rencontres, des fois, il y a le vendeur de photocopieur, qui peut nous faire le 50 copie minutes à -25%, et il y a aussi le gay quadragénaire totalement saoul dont le nom est imprononçable qui drague A. et qui essaye à plusieurs reprise de m'embrasser entre deux paroles douces susurrées à l'oreille, genre « c'est le regard, c'est pétillant » ou encore « tu vois dans la sphère, t'es le négatif »
Et merde, encore un Physicien Nucléaire.
Je finis par lui avouer que je ne pourrai pas ce soir, dans la mesure où j'ai mes règles. Petit moment d'hilarité partagé avec A., J. et celui qu'on nommera Henry.
Continuant à refuser ses avances, et comprenant qu'il ne me croie pas quand je lui dit que ça fait aujourd'hui un an que je sors avec A., je choisis de lui dire que j'ai un copain, et que je suis fidèle, que c'est rare, mais que je suis vraiment très fidèle.
Hilarité partagée avec moi-même.
Et déjà il se commence à se faire tard, les gens rentrent chez eux.
Boum, Boum !
Trois personnes, sans doute saoul elles aussi, sont en train d'essayer de faire des claquettes sur une estrade en bois monté pour l'occasion. Je ne sais pas s'il fait jour ou s'il fait nuit. Il reste encore des gens joueurs dans la rue. Brandissant nos mélangeurs de cocktail fluorescents, nous allons bouger avec eux. A. finira la soirée avec un autographe stylé d'un des danseurs.
Encore quelques rencontres, avec des jongleurs acrobates absolument fabuleux et super sympa. Un bourge chiant vient nous parasiter avec son t-shirt moche qu'il dit avoir acheté 50€, parce qu'il est plombier et qu'il gagne sa vie lui. « Et oui, faut travailler dans la vie » lance-t-il fièrement a nos nouveaux amis.
Le bourge part enfin, une branche de Datura à la main, nous demandant une dernière fois si nous n'avons pas des feuilles parce qu'il veut se la fumer, parce qu'il a plus rien.
Il ne savait pas que la Datura était un puissant hallucinogène, et qu'il risquait d'être mort pendant deux jours, à plus pouvoir rien faire, voyant tout et n'importe quoi. Persuadé que je me fout de sa gueule en lui expliquant que ce qu'il a dans les main peut être dangereux, qu'il faut qu'il fasse super attention, il s'en va.
J'espère qu'il était trop cramé et qu'il a perdu sa branche de datura en route.
Enfin, nous décidons de rentrer, de cherche nos sac de couchage pour aller dormir dans l'appartement de C.
Tien, la porte est fermée.
Zut.
Coincés dehors, sans clé il est tard et nous sommes fatigués. Les fenêtres de l'appartement qui est au premier étage sont ouvertes, petite lueur d'espoir.
Nous essayons avec une poubelle, si en montant dessus, nous ne pouvions pas sauter. Même sur la poubelle, la fenêtre reste a un peu plus de deux mètres, il faudrait être grand, ou faire plus de deux mètres les bras levés.
Nous décidons de faire appel à nos amis jongleurs acrobates. Il saute de la poubelle, s'accroche, monte par la fenêtre, rampe à l'intérieur de l'appart, décroche l'interphone.
« Je vous ouvre, entrez ! »
Sac de couchage.
Retour chez C.
Posage par terre.
Séance de spiritisme.
Dodo.
Croissant.
Dodo.
Croque monsieur.
Piscine.
Train.
Dîner.
Dodo.
Voilà, sacrée fête de la musique à Pau.
Je ne me souviens pour le moment seulement de ça.
C'est déjà bien.
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