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L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Retour rocambolesque
Sonnez ce qui est sonnable, je suis de retour.
Ecrit le dimanche 27 Fevrier 2005, à 18:02. Deux cent unième ticket.
D'un râle de plaisir, je relance mon ordinateur chéri, et j'ouvre mon silencieux mais fidèle compagnon qu'est Word.
Ce séjour est assez spécial dans son genre, et je crois qu'il ne serait pas trop hors de propos d'avancer qu'il s'est révélé être spécialement bizarre.
J'aurais même envi de dire qu'il a été étonnement jouissif, mais il ne faut pas non plus trop pousser le vice.
Déjà, il m'a été donné de lire un nombre assez scandaleux de livres en si peu de temps, ce qui aurait sans doute mis hors de leurs gonds Douglas Adams et Amélie Nothomb, si seulement ils l'avaient su. Mais je vous rassure, si jamais un auteur venait à passer sur mon blog, que le plaisir et la jouissance n'a pas été mise de coté lors de ces lectures marathoniennes qui avaient pour but unique de me faire oublier l'ennuie boueux dans lequel j'étais empêtré. Et pourtant, ce n'est ni moi, ni une esthéticienne de chez Yves Rochet qui viendra désavouer les bienfaits reconnus depuis des millénaires de la boue appliquée sur la peau.
Mais l'ennuie boueux, c'est autre chose, ne nous trompons pas.
Il faut vraiment que vous compreniez que j'ai été victime de tous ce qu'un être plus ou moins tordu, mais néanmoins normalement constitué et âgé d'un certain nombre d'année à faire pâlir des nouveaux née, bien que généralement il en faille beaucoup moins, et c'est bien connu, pour faire pâlir ces petites choses.
J'en ai même été amené à écouter un album de IAM qui s'était retrouvé, par un hasard technologique assez époustouflant, sur le disque de mon ipod.
Avant que vous ne fermiez la fenêtre, je peux vous assurer tout de suite, l'ipod a failli y laisser la vie, mes oreilles aussi, et mon bien-être, n'en parlons pas. Il est juste des épreuves qu'un jeune homme se doit d'affronter, et écouter un album d'iam en fait partit.
Au même titre d'ailleurs que de se colorer les cheveux en carotte, que de lire un numéro de Jeune et Jolie, ou de sortir une tarte aux courgettes du four sans les gants.
D'ailleurs au propos de la coloration, j'ai quelques réclamations à faire. Bon, pas trop fort non plus, parce que je vais finir par donner l'impression que je voulais vraiment avoir les cheveux roux.
Je crois qu'il est temps pour le plus sensible des lecteurs de fermer les yeux, ne t'inquiète pas, je te dirais quand tu pourras les rouvrir.
La coloration n'a pas tenu longtemps. Rien que le lendemain matin en me lavant sensuellement mes cheveux carottes avec mon shampoing Jacques Dessanges - Toutes la compétences professionnel pour vos cheveux - et bien je me suis vite rendu compte que la mousse était Orange. Et mes cheveux beaucoup moins.
Pour comprendre mon état, imaginez que vous êtes une carotte.
Déjà une carotte, c'est commun, tout le monde en a déjà vu une dans sa vie. Mais tout le monde n'a pas encore adressé la parole à une carotte. Vous ne savez pas ce que vous manquez, enfin, encore faut-il s'y prendre.
Mais généralement, il ne faut pas attendre que les carottes soient cuites.
(Avec ma chance, ça passera inaperçu)
Donc voila, vous êtes une carotte. Vous-vous êtes fait chier a pousser, a grandir dans de la terre, vous avez jouer a la guerre des étoiles avec un espèce d'idiot de ver qui voulais vous manger, mais vous avez survécu. Vous avez été retenu par votre tendre agriculteur et avez été acheté par une dame qui portait une robe pas très très jolie, mais à qui on ne pouvait pas en vouloir d'être morne.
Donc cette dame s'apprête à vous laver, et hop, dès que l'eau coule sur vous, vous vous décolorez et devenez toute blanche.
Pas très prestigieux pour une carotte d'être blanche.
Donc mes cheveux étaient particulièrement déçus.
Mais bon, tant pis, qu'à cela ne tienne, ils gardent un petit reflet noisette ainsi qu'une profonde soif d'anarchie, sur laquelle je ne m'étendrai pas.
Ami trop sensible, tu peux rouvrir les yeux.
Quoi que ...
Etant donné que je n'avais vraiment rien a foutre, que j'avais lu mes livres, et écouté IAM, je me suis retrouvé dans les bas-fond de l'ennui.
Je ne me suis pas arrêté là, je les ai exploré ! En regardant le tournoi des six nations sur France 2.
Samedi j'ai pu vivre un jour de beaufrie assez incroyable en bafouillant des choses incompréhensibles devant les actions ratés des bleus. Le contexte beauf dans lequel je baignais ne m'aidait pas.
Enfin le match s'est terminé, je suis sorti de ma torpeur, et j'ai enfin pu prendre conscience des choses qui m'environnaient.
Une de ces choses, un oncle, marmonnait de désespoir. Moi j'avançai : « C'est frustrant ».
Et à ce moment, j'ai vu dans les yeux de cet oncle qu'un déclic venait d'avoir lieux dans sa tête, car je venais de lui offrir le mot qui résumait avec précision l'état qu'il vivait : la frustration.
- Ho que oui, c'est frustrant.
Ce sont les seuls échanges que j'ai eus avec cet oncle. Bien plus puissant que « passe moi le sel », et biens plus original que « passe moi les glaçons », le fabuleux « c'est frustrant ».
On sous estime trop souvent la puissance et la force de quelques mots.
Dernière chose, j'ai enfin trouvé quel allait être mon tout premier objectif de vie, et c'est d'acquérir une Mini.
La voiture.
Mes parents ont ris à cet aveu.
Eliness, dit pas ça. Il était très sex avec les cheveux mi-carotte, tu sais.
Je t'imagine pas avec les cheveux carotte.
Pouah.
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