Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Après la pluie, le beau temps !
Je suis heureux
Ecrit le mardi 22 Fevrier 2005, à 23:46. Cent quatre-vingt-dix-neuvième ticket.
Non, en fait, je jouis.
Voila, normalement je devrais être en train de me morfondre sur mon propre sors, parce que ma vie est très triste, parce que je pars demain, enfin pour ceux qui n'auraient pas suivi, demain c'est départ famille, mais pour cela je vous invite à la lecture du ticket suivant.
Mais pourtant, tout va bien, je danse en pliant mes tee-shirts, j'ai pleuré lors des adieux à la deuxième partie de Super Nannie, j'ai envi d'être gentil avec tous le monde, j'ai même envi de voir maintenant, tout de suite, des gens que je n'aime pas trop en ville qui sont :
Une bibliothécaire qui m'a toujours donné l'impression d'être, avec les livres, en trop dans cet espace clos.
Une commerçante qui m'a toujours donné envi de faire un hold-up tellement elle avait deux de tension.
La machine automatique de la poste que je n'ai jamais réussi à comprendre.
Une boulangère, à la face trop cuite, qui m'a toujours fait peur, et qui continu de me donner mes croissants aux amandes bien qu'elle sache que c'est très mauvais pour ma ligne.
Bref.
Dans l'état où je suis, je me pose un tas de questions affreusement sans réponses. Mais il y a une grande question qui trotte au galop dans ma tête, et je fini par me demander si je ne vais pas me mettre au tiercé.
Bon ok, moyenne celle là.
Cette question est simple, et je pense, tout le monde, chaque personne se l'est deja posé une fois un jour.
Comment une demi baguette voit-elle la vie ?
[Transition tralalallala]
Le récit des réflexions d'une baguette.
« Lala, je suis une quoi ? Hum, je vais m'appeler ... oui, je vais m'appeler, baguette ! Oula, mais qu'est-ce qu'il fait chaud. Han mais que vois-je ? D'autres longues choses qui me ressemblent ! Ce sont donc d'autres baguettes.
Bon c'est un peu long ! Mais, tien, une petite bise d'air frais vien chatouiller mon visage (oui, c'est poétique une baguette) (La Poétie c'est un tout petit patelin de Chine, par ce que c'est bien connu, les baguettes, sont chi...) Nous allons toutes pouvoir sortir de ce ... appelons ça un four ! oui, nous sortons toutes de ce four ! »
Quelques temps plus tard, la baguette se retrouve dans ce que je vais appeler un cube à baguette, où elle attends son tour
« Salut les amies baguettes ! Quoi ? Comment ? Vous vous êtes appelées autrement ? Moi je trouve que baguette ça nous conviens bien... Vous aussi ! c'est super alors, on va se comprendre. Bon, qu'est-ce que vous allez faire de votre journée de baguette les filles ? vous comptez allez voir les pains ? ouais ça fait peur je trouve aussi »
Heureusement, le client arrive
« AaaaA, AaaaA, mais on me porte ! mais c'est marrant ! wa, et puis on m'habille, j'en étais sur qu'on m'habillerais, le chausson aux pommes me l'avais bien dit, nous étions nues, nous autres les baguettes, ça ne le faisait pas, alors ce petit bout de papier c'est pour nous recouvrir, c'est ingénu mais tellement génial! Bon quelle est cette autre main qui me prend ? pas trop désagréable d'ailleurs »
Mais le client à un petit enfant de 6 ans
« Bon vous autres, vous allez bien ? aaa, mais ne me chatouille pas les pieds petit garçon, aa ! mais AIIILEUUU mais pourquoi mais aaaaaaa !! mais heu ! comment tu ose espéce de petit garnement, comment tu ose me couper le pied ! Comment je vais faire maintenant pour aller retrouver les copines le soir ? Petit garnement ! Tu vas souffrir »
Le repas passe, toujours avec le même acharnement de la baguette. Enfin, la baguette se retrouve seule dans la cuisine
« Pourquoi tant de haine, pourquoi tant de souffrance dans ce monde si cruel ? Bon voyons voir autour de nous. Enfin de moi. Je suis dans une ... ça sera une cuisine, oui, cuisine ça sonne bien. Bon admettons, qu'est-ce que fait cette cuisine. Ca ne bouge donc jamais une cuisine ? Ça m'inquiète. Pourquoi ce silence ? En fait non, pas vraiment. C'est un silence bien particulier, qui s'égrène avec le temps, dirigé par cette chose bizarre, je vais dire que c'est une horloge.
Ce silence me stresse, c'est assez gênant, et personne ne veux parler. Je suis amputé de la majeure partie de mon être et personne à qui parler ! Mais quelle honte, c'est quoi cette vie de caca ? Je demande à retourner au chaud dans mon four.
Mais qu'est-ce que se passe ? J'ai l'impression de sentir mon bas se raidir ! àaa je n'arrive plus a bouger ! Je suis en train de me raidir, de ... ran ... de rancir ! Mais ça remonte !
AAAAAAAAAaaaaaaaaa.
J'ai l'imhéchion heu cheu fé houwiwwe. Au fecour !
Che heu me chen flu hu houu.
Cheu meuuww.
Aaaaa. »
Traduction en sous-titrage des derniéres répliques :
AAAAAAaaaaaaaa.
J'ai l'impression que je vais être dans l'obligence de mourire maintenant. Doux prince charmant, pain aimant, venez me sauvez, venez à mon secours.
Je ne sens plus du tout les parties qui me reste, comme si j'étais paralysée. Plus du tout.
Je vais être dans l'obligeance de vous laisser là, cher public.
Aaaaa.
Bonnes vacances à ceux qui restent et à ceux qui partent après.
Je reviens dimanche soir.
Nota : Cloux et Léa ont pour mission de préparer quelque chose pour le numéro 200. Elles blogsitteront donc mon blog... Ce sera surprise pour moi, et surprise pour vous, pour tt le monde !
Cloux, une idée ? :p
http://www.pascail.com/blog/tb-pwal.php?id=199