Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Des pieds à la tête.
Ou comment parler de chaussette et de cheveux en un ticket.
Ecrit le lundi 10 Janvier 2005, à 12:07. Cent quatre-vingt-sixième ticket.
Tout le monde sait que je suis un vrai maniaque, cette chose n'est plus à démontrer. Mais personne ne sait quelle est la profondeur qu'atteint cette maniaquerie, c'en est épouvantable.
On pourrait comparer ma maniaquerie à un Iceberg. Mais la comparaison serait trop simple et nuirait à l'image générale du blog, donc forcement, je vais m'abstenir de développer et de tomber dans une métaphore filée.
La principale chose qui m'éffraie c'est que je suis totalement incapable de réfléchir avec des chaussettes. Bien sur, ce ne sont pas mes chaussettes que je fais réfléchir en les frottant ensemble, ou en les pressant pour en faire sortir un jus de matière grise, non, ma phrase peut être ambiguë, pas à ce point là non plus, merci.
C'est juste que quand je me pose devant le clavier et que je lance Word, je suis totalement incapable d'écrire des truc intéressant le temps que je garde mes chaussettes.
J'en ai donc tiré une conclusion intéressante.
L'inspiration vient des pieds !
De cette conclusion intéressante, on peux facilement avancer que l'inconscient-commun, là ou les artistes (car je suis un artiste maniaque, cela n'est pas non plus à démontrer de nouveau) puisent leur inspiration se situe en fine couche sur le sol, en dessous de la poussière.
On peux aussi en déduire que porter toute la journée des chaussettes permet de rentre très prolixes ces dites chaussettes. La faille réside dans le fait qu'une chaussette ne sait pas écrire ni s'exprimer, ni communiquer. Dur dur, la vie de chaussette.
Donc avant de me mettre a rédiger maintenant, je fais plusieurs fois le tour de ma maison de manière à récupérer par mes pieds dénudés, la couche d'inconscient-commun résiduelle, je m'en nourris, je m'en imprègne, et quand j'en suis rassasié, je vais m'asseoir devant le clavier, les deux pieds toujours collé au sol, connectés à l'IC. Et je me mets à rédiger.
J'ai un grave problème. Bon, non, ce n'est pas mes cheveux aujourd'hui. Mais quand même.
Pendant je ne sais pas combien de temps, j'ai cherché un shampoing adapté a mes tiffs. J'ai tout fait. Cheveux normaux, cheveux à tendances grasses, cheveux à tendances sèches, cheveux gras, cheveux sec, cheveux cassant, cheveux colorés, cheveux naturel, cheveux indomptables, cheveux au trop, au galop, à l'arrêt, saut d'obstacle et j'en passe.
Et tout ça dans à peu près toutes les gammes et toutes les marques existantes, de la marque repère aux prestigieux shampoings Jacques Dessange.
Mais jamais je n'ai trouvé le produit capillaire correspondant pleinement à ma chevelure, qui a défaut de soins adaptés s'est contrainte a vivre le plus discrètement possible, coupé au plus court du politiquement correcte, et bâillonnés par du gel a fixation extrême.
En parlant de gel, j'ai aussi tout essayer, du gel éco+ qui m'a décoloré mes cheveux, jusqu'au Loréal effet mouillé, en passant par les différents niveaux de fixations dans les différentes marques de gel existante. J'ai donc eu droit à des cheveux très gras, des cheveux tout sec dans tout les sens, des cheveux super dur, des cheveux tout collant, des cheveux tout gras, super dur et tout collant. Une catastrophe dans tous les cas pendant que ma confiance en moi sombrait dans les marrais pervers de la honte.
Et puis, un jour nuageux de Décembre 2004, j'ai découvert dans les produits de ma mère un shampoing. Je lis : Racines grasses, pointes sèches. Jacques Dessange. Aux extrait d'argile.
Je m'en empare, je lis rapidement le mode d'emploi : Appliquer sur cheveux humides, faire mousser, patienter, rincer abondement. Rien de plus qu'un autre shampoing, cette simplicité me séduit évidement tout de suite.
Je suis les indications, je sèche ensuite doucement en tamponnant avec une serviette, comme l'indique certains sites de conseils capillaires, et quelque chose de magique se produit : mes cheveux abdiquent et signent. Ils décident de ne plus rebiquer dans tous les sens et de faire ce que j'en veux, ni trop sec, ni trop gras, je décrète qu'ils resteront naturels. Coiffé à la british, ce qui sera ma nouvelle coiffure, je reprends enfin confiance en moi, et je suis heureux.
Merci Jacques Dessange !
http://www.pascail.com/blog/tb-pwal.php?id=186