DEFRIT.
Et du poulet.
Non ce n'est pas un plat belge ni autre chose culinaire. Defrit, c'est un journal, son nom vient de Deutsch, France, Italie. S'est rajouté l'España et l'England. On ne s'est pas creusé plus pour leur trouver une lettre, elles se partagent donc le E de Deutsh.
L'idée est simple : Faire un journal à portée européenne, dans quoi des étudiants des pays ci-dessus écrivent, parlent de l'actualité locale, des faits divers, des problèmes de société.
Erreur.
Comment ne pas tomber dans une hypocrisie profonde, sans doute perçue et acceptée quand on écrit pour quelque chose qui sera envoyé valser à l'autre bout de l'Europe.
Comment l'avis du plus grand nombre ne peut-il pas prendre le dessus sur l'idée réfléchie d'un seul petit français ?
Comment être réellement objectif ?
Enfin bref.
Récemment, l'ourse Cannelle s'est faite plomber par un méchant chasseur. Bou. Vilain.
Ici, le sentiment que les gens ont éprouvé était à peu prés celui qu'il est d'usage de ressentir lorsque l'apocalypse arrive. Voir même quand l'apocalypse est belle est bien passée et qu'il ne reste qu'un petit peu de poussière d'une civilisation de plus de 6 milliards d'entités.
Enfin le problème n'est pas là.
En honneur de la défunte, une marche à l'ourse à été organisée pour montrer à quel point le Béarn est solidaire des ourse, des oursons, de la faune et de la flore locale, et de globalement, tout ce qui peut amener du pognon dans les caisses de la région. Il y avait même un homme déguisé en ours.
Mais cette euphorie collective édulcorée aux coups médiatiques de la presse locale semble malheureusement démontrer que le béarnais à la mémoire courte : L'homme sait tuer l'ourse, mais il sait aussi très bien tuer l'homme.
Il y a moins d'un an, un sans abri s'est amicalement fait carbonisé dans un local près de Pau.
Ce sans abris n'avait manifestement ni le prestige, ni la dignité de l'ourse assassinée.
Le sans abris à eu droit à quelques fleures et à un quart de page dans les quelques principaux quotidiens régionaux.
Le meurtre de l'ourse a produit, quand à lui, une immense vague de protestation. Une manifestation s'est déroulée pour affirmer l'ignobilité de l'acte du chasseur. Ce sujet a même occupé pendant plus d'un mois une place importante dans tous les journaux locaux, et ce, allant même à la double page contant le récit du criminel.
L'expression dans sa grandeur et sa beauté de l'indifférence collective.
Que suis-je bête ! Ce n'était qu'un homme, oui, ce n'était qu'un homme. L'homme n'appartient pas à une espèce rare, et ne contribue en rien au commerce local. Car oui, il ne reste que quelques ourses, et puis après tout, il y a des gens qui meurent chaque soir par le froid, qui se font expulser de chez eux juste avant l'hiver, des familles entières qui vivent dans la misères et dans l'attentes, pour certaine, d'un repas, pour d'autre de la fin. Tout ça, ce n'est pas très important.
De nos jours, quitte à se faire tuer, vaut mieux naître ourse.
Sinon il est bien con de refuser de voir que l'anglais est LA langue internationale, qu'on le veuille ou non. L'espéranto, c'est un truc mort né qui tient plus de la curiosité locale que de la langue Européenne du présent ou de l'avenir :)
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