ACC : Nous avons trouvé pire.
Mes crises de rire sont souvent peu contrôlables. Elles sont aussi souvent peu raisonnables. Mais je n'y peux rien, quand je vois quelque chose de ridicule, je ne peux m'empêcher, que je sois dans ma chambre aménagée pour, ou en train de marcher dans la rue, en ville, ou dans la nature.
Le plus salissant, et donc le plus regrettable, c'est quand même quand les crises me prennent en pleine nature. Les vêtements gorgés d'eau et de terre, feuilles mortes qui collent au visage. Bref.
Super gênant.
Mais c'est ce qu'il m'est arrivé tout a l'heure.
Etant donné que je culpabilise à ne rien foutre de mes journées, j'ai décidé a 16h d'aller dehors pour utiliser ryan, mon appareil photo numérique.
Je prends des photos, manque de tomber dans le gave à plusieurs reprises, glisse sur des feuilles mortes, sauve ma vie
in extremis grâce à des touffes d'herbes.
Une séance photo dans la nature banale quoi.
Alors que j'étais sur le chemin du retour, je commence à entendre le bruit de deux scooters.
Deux djeuns sapés Adidas gris, blousons plastiques, scooters moches.
Dire que c'était deux ados certifiés conformes, ça aurait été très méchant pour tous les autres ACC.
Non eux, c'était pire, c'était le paroxysme du ridicule, le comble du risible. Je n'en pouvais plus.
Le pire c'est qu'ils ont décidés de passer par l'endroit où j'étais : De l'herbe, des feuilles mortes, le mure d'expression de l'automne.
Un passe sur ma droite, l'autre me passe sur la gauche. AAAA, j'ai peur, je suis encerclé, ils veulent m'agresser, au secours, je veux partir de là, ils vont me tuer, me voler Ryan, me voler ma sacoche jules, et mes fringues jules.
Et puis je les ai vu faire.
Devant moi ils avaient ralentis, et ils essayaient tant bien que mal de faire se soulever l'herbe et la terre avec leurs roues arrière.
Moi, submerger par un fou rire intérieur je me suis arrêté. Eux frustrés par le fait qu'ils ne savaient pas encore bien se servir de leur scooter pour faire comme dans les films, ils sont partis.
Et c'est là que ma crise de rire s'est emparée de moi.
Heureusement, entre temps, je n'ai pas perdu mon Ryan.
La Sncf
L'automne
Un cheval
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