Page de l'attache-sofa de ce ticket.
L'Attache Sofa c'est en quelque sorte un terme nouveau pour signifier lien permanent.
Complaintes révolutionnaires.
Quand une pensée tourne à l'obsession.
Ecrit le dimanche 14 Novembre 2004, à 01:47. Cent cinquante-neuvième ticket.
La personne que je pleins le plus en ce moment c'est mon prof de français.
Et pour dire, il occupe tellement ma tête qu'il se rend coupable de pratiquement tous mes derniers tickets, c'est la particule qui fait cristalliser la solution.
Les futurs profs de physique comprendront.
Mais j'aimerais bien savoir comment il me considère. Si je le considère comme une particule, bien que ça n'en soit pas le cas (précision au cas où le second degrés de mes paroles précédentes n'aurait pas sauté au visage du lecteur vierge de mes mots), alors qu'est-ce qu'il l'empêche de ne pas me considérer du tout ?
A particule, demi particule ! serait en train d'ironiser Mme P.
Mais après grande réflexion d'une bonne trentaine de seconde, où la lucidité des idées a été fortement ralentie par la fatigue accumulée, j'en suis venu à une conclusion bien peu réjouissante :
Si ce prof n'est pas indifférent à mon moi, alors peut-il ressentir autre chose que de la mésestime pour cet élève suffisant.
Et je crois ne pas être très loin de la vérité en disant que celle-ci se rapproche plus du choix numéro 2.
Quand j'écris, j'ai un petit peu l'impression de me balader sur un lac : Je suis Jésus, Je marche sur l'eau.
Justement non, car souvent plouf, comme le démontre un grand nombre de mes tickets.
Quand je tapote sur mon clavier, je ressens dans mes épaules la démarche titubante que m'induisent mes différentes tentatives pour rester en équilibre sur mon rondin de bois flottant, et si possible, de passer à un autre. Je commence à sombrer, vite, je m'accroche à la touche Backspace, et je me stabilise à nouveau. Je recommence à taper, et c'est de l'autre coté que je commence à perdre mon équilibre. Autre joker de la touche backspace, je décide de rebrousser chemin, cette phrase n'est peut être pas un super appuis, rondins suivant. Direction corbeille.
Word XP me permet une liberté assez incroyable, un champ d'action infini (j'ai faillis dire : c'est le paradis des vaches, mais je me suis convaincu de ne pas le faire. Peut-être un peu trop, subtil) que ne me permet pas mon cahier de brouillon, bien qu'il soit à spirale, d'un rouge vif, d'une épaisseur de papier d'environ 65g, et décoré d'un grand nombre de dessins humoristique et délires variés fait en cours ( ? fallait pas le dire ? )
Non, Word me permet de visualiser dans l'ensemble, de concrétiser à la vitesse de ma pensée, de voir ce qu'il ne va pas, mon brouillon me ralenti, car c'est bien d'écrire en abrégé, ou même d'écrire vite au dépends du bien, le brouillon ne nous permet pas de réfléchir et d'élaborer des histoires intéressantes ni même, last but not least, d'aller au fond de nos raisonnements, notre esprit étant absorbé par le taillage de crayon à papier.
Je réponds tout de suite : Le critérium n'est pas la solution.
Il faudrait peut-être revoir la façon dont nous élaborons nos brouillons, peut-être est-ce des techniques que je n'ai pas encore su apprivoiser : brouillonner aussi rapidement que le dicte l'esprit, aussi rapidement qu'il l'est possible avec un clavier.
Petite note juste en passant : Un auteur de 24 ans répondant à une interview, disait qu'il n'avait pas, comme grand nombre de ses confrères, l'amour de la machine à écrire. En effet, il préférait l'usage d'un traitement de texte en bonne et due forme.
Je veux bien admettre qu'il y a des inconditionnels de la machine à écrire, de son clapotis, et du folklore qu'on peut en tirer. Mais si les auteurs se sont tournés vers ce genre de technologie, c'est uniquement pour le clavier, l'ordi n'a pas toujours existé chou. Ne te sens pas seul, tous les autres auteurs utilisent comme toi l'informatique maintenant.
Je devais parler Prof de français, j'ai parlé numérisation de l'enseignement.
Un jour, je me tiendrai à mes envies initiales.
Refocus the pleasures.
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