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Ontologie du trou
On va dire que le trou vi(t)il (en normandie)
Ecrit le dimanche 10 Octobre 2004, à 00:25. Cent quarante-troisième ticket.
Il y a rien de plus subjectif qu'un trou. Amélie Nothomb se reconnaît dans le tube, et elle en a écrit un livre. Moi je ne me reconnais pas forcement dans le trou, alors je ne vais en écrire qu'un ticket.
Avant de pouvoir parler de trou, il faut déjà définir ce qu'il est.
Le mot trou est un mot bien spécial. Pendant que le mot tube indique quelque chose de bien réel, le mot Trou existe pour designer quelque chose qui n'existe pas. C'est un mot qui n'a pas de réelle forme physique de base, ni de congénère matérielle.
Je m'explique.
Quand je parle de trous, certains vont voir dans leur tête un trou dans le sol, d'autre verrons un trou dans un morceau de gruyère (l'exemple est facile) d'autres y verront un trou d'une feuille de papier pour la placer dans un classeur. En règles général, nous autres européens imaginerons un trous rond, alors que (je suppose) des indiens les verront carrés, et des tibétains, triangulaire. Le trou, c'est vague.
D'autant plus que le trou n'est pas. J'imagine mal la tête de la personne à laquelle on demande : « est-ce que tu peux m'apporter ce trou ? » ou « Il y a moyen de le garder ? ».
Comment se débrouillerait cette personne, que nous allons appeler Pierre, pour transporter ou pour garder le trou ?
En prenant ce qui l'entour.
En effet, tellement immatériel qu'est le trou, il a besoin de matière. Rien de plus instable donc qu'un trou, qui dépend de son contraire pour exister.
Une bulle, par exemple, est-ce un trou ? Si on admet que le gruyère a des trous (l'exemple, je sais, j'ai déjà dit) alors la bulle est un trou. Si on considère que le gruyère a des bulles, alors le problème est tout autre.
Mais donnons à la bulle, la propriété de trou.
Car en effet, la bulle, c'est du vide, humainement parlant, c'est-à-dire de l'air, entouré par de la matière, après dépends de quoi est faite la bulle.
Prenons le savon.
Si jamais la bulle éclate, elle disparaît. Il n'y a donc plus de trou, ni de bulle, plus rien.
De même pour un trou dans un fromage. Si on coupe ce trou, on se retrouve avec tout, sauf un trou.
Le trou dépends entièrement de la matière qui l'entour, et même j'aurais envi de dire, sans arriver loin de la réalité, que le trou se calque sur la matière qui l'entoure.
Sans oublier que, pour faire un trou, dans un morceau de bois par exemple, il suffit d'enlever de la matière, de tuer de la matière.
Et maintenant pour tuer le trou, il suffit de tuer encore plus de matière. Alors le trou se confondra avec le non-trou, et perdra son appellation trou.
Maintenant pouvons nous réellement boucher un trou ? Un trou, scientifiquement parlant, sur terre en tout cas, et tous les trous que nous connaissons, est déjà remplis, remplis par de l'air. Boucher un trou, ce n'est que de remplacer l'air par quelque chose de palpable, mais le trou reste trou, de par sa définition : plus de matière, mais une autre.
Mais on pourrait presque se poser la question, comme pour les angles obtus, si un trou c'est du vide dans la matière, est qu'il n'existe pas le contraire, signifiant la matière dans le vide ?
Ainsi nous habiterions sur un dérivé du trou.
C'est peut être un trou remplis.
Ça expliquerait en tout cas d'où vient l'expression « j'habite un trou paumé »
Bon ok, je sais, il est tard.
oui et pi dailleuirs il sapelle pascail
p a s c a i l
Bon maintenant que le trou est fait, va falloir se creuser, pour trouver, non pas un trou, mais quel sujet je n'ai pas encore éxploré. Vite, youpi.
Je t'offrirai un trou pour Noël :p
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