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Il revient et il n'est pas content !
Ecrit le samedi 09 Octobre 2004, à 10:09. Cent quarante-deuxième ticket.
- Bip bip bip
- Docteur, il revit !
- Mais c'est un miracle !!!
- Comme je l'avais dit, il n'avait plus beaucoup de chance de revenir intact mais ...
- Youhouu trallalla.
Ce matin, en essayant d'ouvrir en même temps mes deux yeux, ce qui fut assez difficile dans un premier temps, et qu'il est toujours bien difficile maintenant, j'ai essayé de restaurer la base de donnée (gigantesque ?) (Au fait, pourquoi on ne dit pas mégantesque, kilontesque, etc... ?) Et mon essai s'est retrouvé couronné de succès.
Cette explosion de disque dur se solde pour moi uniquement par la perte de deux tickets, et des commentaires fait sur ces deux tickets, et de toutes les considérations sidérantes faites après la date fatidique du 28 Septembre 2004.
J'ai eu du mal à vivre durant cette période. C'est dur de se dire : ‘au moins ton blog a toi il marche', et des trucs comme ça.
Si vous saviez a quel point j'ai été triste de ne pas pouvoir écrire, si tu savais cher blog a quel point tu m'as manqué. Mon blog c'est moi, je pourrais presque dire que je me suis manqué, je suis dépendant de ce principe.
C'est grave.
J'ai aussi été très flatté en voyant le nombre de personnes qui m'ont dit « boulolo, il arrive quoi a ton blog ? C'est dommage, c'est triste », ou encore « Un jour j'avais essayé d'y aller, et je me suis faite prendre pour une vielle folle, c'est le serveur qui m'a dit Error madame »
Les gens qui me connaissent savent que ça m'a bien fait plaisir tout ça, et que je suis presque capable de Errorer mon blog, pour avoir des compliments.
Bon en fait non je n'en suis pas capable, ça serait con.
Donc maintenant je vais pouvoir raconter ma vie.
J'ai l'impression de me trouver aimanté à l'extérieur d'un TGV.
Attendez, un tunnel.
Voila. J'ai l'impression de tout voir en accéléré, de ne pas pouvoir m'arrêter, de ne plus trop rien contrôler. Et puis ça va vite, les semaines passent sans que je n'arrive à m'en rendre compte. A peine levé le lundi matin, je rentre chez moi avec une langue meurtrie par les bonbons acides dont je me suis goinfré avec T., A., et E. le vendredi soir.
J'ai peur.
Maintenant je suis en train de lire 4 livres, et ça devient chaud. Biographie de la faim, Une vie, Le silence de la Mer et Fond de tiroir.
C'est ce que j'appelle de la salade composée littéraire, mais comme dans les salades composées mangeables, il y a des choses pas assez présentes pour qu'en on ressente le goût, c'est le cas pour Une vie.
Courage moi-même.
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